Batellerie

N°120 Réservé aux abonnés

Dans les marais de Seudre

Par Gwendal Jaffry - Ancien village fortifié, Mornac est un petit port niché en bordure de la Seudre. Cette immense rivière... Lire la suite
Diorama représentant diverses phases de la construction des courpets à Spontour vers 1900; composition réalisée par François Beaudouin à partir de cartes postales (voir l'une d'elles ci-dessous), exposée au Musée de la batellerie de Conflans-Ste-Honorine. Le mode de construction de ces bateaux, à la fois frustes et ingénieux, est fort bien décrit dans le livre d'Eusèbe Bombai La Dordogne et ses gabariers (1903). D'abord, le constructeur sélectionne plusieurs arbres au tronc droit et long pour pouvoir débiter des virures d'un seul tenant l'élagage permettant de sélectionner les embranchures pour réaliser les courbes qui feront la charpente du bateau. Sur un chantier de poutrelles (talbet), il cloue le plancher qui sera le fond du bateau, trace le contour de la sole, et coupe le bois en excédent à la hache. On procède alors au relèvement des extrémités à l'aide de crics et de leviers, le bois étant humecté au niveau des points-levants. On pose ensuite les bords, constitués de planches déjà liées entre elles par des barres chevillées (tabalious), les vides laissés au niveau des pointes étant comblés par l'ajout de petites planches (clausous). Les courbes sont ensuite chevillées en quinconce contre la sole et les bords. Les extrémités de la coque sont renforcées par une enfourchure chevillée à l'intérieur de chaque pointe. Le bateau est ensuite dressé sur le flanc pour être calfaté avec un mélange de mousse et d'étoupe. La mise à l'eau peut alors avoir lieu, la coque étant raidie par la pose de barres de renfort. Après avoir été dotée de ses agrès, la gabare pourra être chargée et effectuer sa descente.
N°96 Réservé aux abonnés

Gabariers de Dordogne

Par Jean-René Clergeau - Avant qu'une série de barrages ne vieillie barrer son cours, et que le chemin de fer... Lire la suite