Revue N°20

Chasse-Marée

Sommaire de la revue parue en novembre 1985 :

  • LES BRISE-GLACE QUEBECOIS
    par Liliane Rocray
    Forcer régulièrement les routes maritimes bloquées par les glaces, tailler un passage au coeur de l’hiver est devenu possible au prix d’une technologie rigoureuse et de progrès constants dans l’étude des carènes. Les brise-glace sont aujourd’hui capables de traverser une banquise épaisse de six mètres à plus de trois noeuds.
  • LES MARCHANDES DE COQUES
    par Michel Duédal
    Les femmes ont longtemps participé durement aux métiers de la côte. A Saint-Jacut, senneuses et coquouères travaillent en équipes sur les banches de la baie. Michel Duédal nous fait découvrir les gestes et le parler de ces marchandes de coques.
  • L’ART DE LA MANOEUVRE
    par Marcel Rondeleux
    Officier de manoeuvre sur le Melpomène, dernière frégate à voiles de la Royale, Marcel Rondeleux est le dernier dépositaire de la tradition de l’ancienne marine à voiles. Sensibles, marins et précis, ses récits ont valeur de document.
  • LE RETOUR D’AN DURZUNEL
    Au milieu du XIXe siècle, des pêcheurs du pays de Paimpol gagnent l’Iroise sur de minuscules canots creux, les “lougres” de Loguivy. Une réplique très fidèle de ces bateaux disparus depuis un siècle navigue aujourd’hui; le Chasse-Marée l’a essayée pour vous.
  • LA MAQUETTE DE TREMORVEZEN
    par Denis-Michel Boëll
    Oeuvre d’un matelot, la maquette de procession de Trémorvezen étonne par son aspect non conventionnel. Elle a la force de l’art brut et traduit la richesse d’imagination spontanée de son auteur.
N°20 13 novembre 1985
La coque, taillée dans un bloc de bois, rappelle celle des cuirassés à éperon de la seconde moitié du XIX' siècle (du type Dévastation, 1875, 10 000 t., par exemple). Les formes de carène semblent bien respectées, la ligne de flottaison est tracée, mais les sabords ouverts dans les hauts des flancs pour laisser passer une double batterie de canons sont de taille excessive. La rangée supérieure est prolongée, à la poupe, par une série de fenêtres garnies de vitres et de volets figurant une sorte de dunette. Celle-ci est garnie d'une rambarde extérieure sur laquelle est fixé un cartouche de papier portant l'inscription : "Souvenir des Marins de 1904". (La signification de cette date n'est pas connue). La disproportion des volumes s'accroît avec les superstructures : tenant lieu de gaillards d'avant et d'arrière, des ponts légers montés sur colonnes abritent trois énormes pièces d'artillerie. Le pont supérieur arrière prolonge un château à deux étages placé en avant du mât d'artimon, tandis que la passerelle d'un second château central situé devant la cheminée supporte une barre à roue. Cet ensemble de superstructures est garni de fenêtres quadrangulaires, vitrées et munies de rideaux dessinés au crayon de couleur sur des feuilles de papier. Ce navire à. propulsion mixte est gréé en trois mâts carré. La voilure n'est pas établie, mais certaines vergues sont sculptées et peintes de façon à représenter des voiles ferlées. Une cheminée cylindrique est constituée par la superposition de deux boîtes de conserve de 9 cm de diamètre peintes en noir. Les deux arbres d'hélice sont faits de fines baguettes de bois (des branches ?) à l'extrémité desquelles pivotent, telles des corolles de fleurs carmin, deux hélices à six pales chacune.
N°20 Réservé aux abonnés

La maquette de Trémorvezen : le chef-d’oeuvre d’un matelot

Par Denis-Michel Boëll- Ni œuvre d'artiste, ni objet artisanal, l'extraordinaire maquette de la chapelle de Trémorvezen n'est pas non plus un... Lire la suite