L’art de la manœuvre : La Melpomène, dernière frégate à voiles de la Royale

Revue N°20

La Melpomène, frégate-école des gabiers, photographiée tout dessus dans le Goulet. Sous voiles, la silhouette reste magnifique : on est encore tout près des grands vaisseaux d'avant la vapeur. En fait, le temps est calme, la brise contraire, et le commandant a dû accepter une remorque. Une situation qui fait bouillir de rage Marcel Rondeleux, resté, comme beaucoup de marins professionnels de son temps, un amoureux inconditionnel de la belle manœuvre.
Par Marcel Rondeleux - Lorsqu'il embarque, en mars 1900, sur la célèbre Melpomène, Marcel Rondeleux est bien conscient de vivre une aventure exceptionnelle : il mènera une des dernières frégates à voiles en service dans les Marines européennes. Amoureux de la belle manœuvre, il va devenir dépositaire de la grande tradition de la marine à voiles, oubliée depuis belle lurette dans cette Royale de la vapeur, et bien distincte de celle du commerce. Dans un livre superbe publié en 1929, Les derniers jours de la marine à voiles, il livre l'essentiel de ses souvenirs : apprentissage en Rade de Brest, campagnes lointaines, et surtout récit de ses deux années sur la Melpomène. A l'heure où le Belem, dernier trois-mâts barque français, recommence à naviguer, il ne pouvait y avoir meilleure reprise de contact avec l'art de manœuvrer un gréement carré.

Vous êtes abonné(e) ?

Nous vous en remercions et vous invitons à vous connecter pour lire nos articles et accéder à vos avantages.

Se connecter

Vous n'êtes pas abonné(e) ?

Soutenez le journalisme au long cours et choisissez votre formule d'abonnement.

S'abonner

Abonnez-vous
Abonnement 1 an

6 numéros

à partir de 69,90 €

S'abonner
Abonnement 2 ans

12 numéros

à partir de 129,90 €

S'abonner
Abonnement Numérique

6 numéros

49,90 €

S'abonner

Abonnez-vous et obtenez dès maintenant -5% sur la boutique en ligne, des cadeaux et bien plus encore !

Les derniers articles

Chasse-Marée