A la suite de la guerre de Crimée (1853-1856), la Marine décide d’adopter la propulsion à vapeur, l’obus explosif et la construction métallique. Dans les arsenaux, cette mutation se traduit par une lourde transformation des infrastructures : creusement de nouveaux bassins et agrandissement des anciens, création d’ateliers d’ajustage, de forges ou de fonderies. Pour rendre compte à leurs supérieurs de ces travaux, les directeurs des Construction navales mettent en place, à partir de 1860, des ateliers photographiques. Les documents présentés ici, anonymes, proviennent de ce fonds qui sert de base à une exposition exceptionnelle, visible jusqu’au 12 novembre prochain au Château-musée de la Marine de Brest.

L’article publié dans la revue Le Chasse-Marée bénéficie d’une iconographie enrichie.