Les canots vendéens de la sardine

Revue N°23

Par Dominique Duviard - Noël Gruet - Jean-Olivier Héron - Dès les années 1840, la possibilité de conserver presque indéfiniment le poisson "confit" va entraîner un développement considérable de la pêche sardinière vendéenne. L'essentiel de la flottille est armé aux Sables-d'Olonne et à Saint-Gilles-Croix-de-Vie : le littoral vendéen compte quelque 600 bateaux et 3 500 marins en 1870 ! Chaloupes de 4 à 5 tonneaux à Saint-Gilles, canots un peu moins forts aux Sables, ces bateaux creux, non lestés, font merveille dans les petits airs avec leur généreux gréement divisé de lougre : misaine et taillevent à huniers, tapecul. Faible tirant d'eau et formes pleines sont parfaitement adaptés au chenal asséchant de la Vie, et à la barre d'entrée du port de Saint-Gilles. A la fin du siècle, la crise sardinière va conduire les marins plus au large sur de forts sloups, les gazelles. Cependant, demi-soldiers et marins-paysans vont armer une version réduite des canots jusque-là en usage : ce seront les Quimperlés qui se construiront par centaines entre 1900 et 1914, tandis que perdurent d'autre petites embarcations locales : les yoles et les bombottes. L'étude de l'évolution de cette flottille vendéenne, à laquelle il était si attaché, fut l'une des dernières recherches de notre ami Dominique Duviard.

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