On fait la fête ? Anne Burlat et Jakez Kerhoas

Revue N°213

Portrait Semaine du Golfe
Solweig et Ariane, les deux voiliers-pilotes du Groupe finistérien de croisière, à l’échouage au Port-Rhu, en octobre 1986. © Le Chasse-Marée

par Xavier Mével – Concepteur des premières fêtes de bateaux traditionnels, Jakez Kerhoas rencontre Anne Burlat lors de la préparation de Douarnenez 88. Quatre ans plus tard, ils fondent la société Grand Large, incontournable producteur d’événements maritimes.

“On s’en fout de ça!” Vous ne ferez pas dire à Jakez ce qu’il ne veut pas dire. De son parcours personnel, vous n’aurez droit qu’à quelques bribes. Et encore, il ne vous lâchera ces repères qu’au compte-gouttes, dans le désordre, avec ce débit haché comme du morse: des points, des traits et des blancs. Il incline alors la tête, son regard vous abandonne, comme s’il allait fouiller à l’intérieur pour y dénicher le mot juste, la pensée idoine.

Résumons! Jakez est le fils de Jacques Kerhoas, fondateur, en 1962, du Centre nautique de Moulin-Mer, en rade de Brest, et créateur des classes de mer en France. Un personnage! “Je suis un pur produit Glénans” lance le fils. Ce sont les années soixante, le début des loisirs nautiques et des plans Herbulot. On fait ses gammes en Caravelle, on s’émancipe en Vaurien, on se dissipe en Mousquetaire. L’esprit Glénans, c’est aussi le don de sa peine à la collectivité, en l’occurrence, les travaux de force. Baraqué, Jakez est toujours volontaire pour peindre, en vert et au balai, des mètres carrés d’Éternit, ou pour gratter une coque, laissant à d’autres les mignardises du vernis. “On mettait la main à la pâte, j’ai jamais fait autant de béton de ma vie que dans ces années-là.”

L’école de Fort-Cigogne ? Excellente ! “Il y avait la théorie et la pratique, les «topos» de deux heures sur la météo, et les navigations aux relèvements en Cavale avec une carte et une ficelle.” Rien de tel pour apprendre à lever un paysage, à interpréter les sondes pour savoir si on passe au-dessus du caillou ou si on risque d’en frotter les berniques.

Portrait Semaine du Golfe

Anne et Jakez lors de l’inauguration du Port-musée de Douarnenez,
en mai 1993.

Qu’importe le bateau pourvu qu’on ait l’ivresse

La pension, le bac, la fac? D’accord, mais en dilettante. C’était l’époque bénie des Trente Glorieuses, du plein-emploi. L’étudiant en droit n’est pas du genre à fantasmer sur une carrière de ténor du barreau. Sa vie est ailleurs, sur la mer. Qu’importe le bateau pourvu qu’on ait l’ivresse. Vers l’âge de vingt ans, il embarque comme pilotin sur un cargo panaméen. L’occasion de caboter le long des côtes du Brésil, de l’Afrique ou de l’Italie, d’escaler à Anvers, à Dakar, à Lisbonne… Des images lui restent,

comme celle de ces varinos du Tage qui venaient mourir sur leur erre dans leur darse. “Les équipages passaient nous voir à bord ; ils étaient très intéressés par nos pots de peinture, pour la décoration de leurs bateaux.” Douche écossaise. Le cuir encore tanné par le soleil du Midi, Jakez appareille en plein hiver pour la mer d’Irlande, à bord du Mousse Bihen Couz, un chalutier classique de Saint-Guénolé. “Comme je ne connaissais pas le métier, que je n’avais jamais ramendé un filet de ma vie, on m’a demandé si je savais faire la cuisine. J’ai dit oui. Tu parles!” Quand il n’est pas aux fourneaux, c’est qu’il se trouve au “chien”, sorte de mâchoire maintenant les funes à l’écart de l’hélice, qu’il faut mailler et démailler à chaque levée du chalut. “Je découvrais une autre manière de faire du bateau. C’était dangereux, épuisant, mais très formateur.”

Après quatre ou cinq marées de quinze jours sur ce chalutier, Jakez embarque sur un crabier du Conquet armé par le père d’un copain. Trois cent cinquante paniers à lever chaque jour, entre Molène et les Pierres-Noires. Une saison assez lucrative, surtout quand le patron est tombé malade: “On avait les mains libres. En douce, on a acheté quarante casiers supplémentaires et un filet à raies pour augmenter les prises, et comme j’étais payé à la part…”

Retour à la voile. Jakez est chef de bord au Centre nautique de Moulin-Mer. C’est là, au début des années soixante-dix, qu’il fait la connaissance de Gilbert Le Moigne, venu en voisin de Logonna-Daoulas. Ils ont le même âge, la même passion. Mélomane, cultivé, anglophile – il sera assistant de français à l’île de Man –, Gilbert s’intéresse à tout ce qui a trait au patrimoine maritime. C’est à lui que Jakez doit son éveil à la voile traditionnelle. En rade de Brest, gabares et coquilliers ont tous perdu leur gréement. Restent des coques motorisées: Saint-Guénolé, Belle Germaine, Bergère de Domrémy, Notre-Dame de Rumengol. Pourquoi ne pas leur redonner des ailes, à l’image de ces “oyster boats” observés à Falmouth lors des croisières outre-Manche ? Patience! L’idée fera son chemin.

Au milieu des années soixante-dix, selon le souhait de l’UDNF (Union pour le développement du nautisme en Finistère) Jakez et Gilbert fondent le Groupe finistérien de croisière (GFC). L’association emploie une dizaine de moniteurs et exploite une flotte de quatre Mousquetaire et de quatre Armagnac, basés à Pors-Beac’h, havre de Logonna. Au programme, des croisières côtières en Bretagne, mais aussi des échappées vers les Scilly, l’Irlande ou la Galice. L’engouement est tel qu’il faut bientôt louer des voiliers plus gros à des propriétaires. Le GFC envisage d’acquérir un grand bateau. On peut rêver… Jakez et ses amis guettent les opportunités. À Dahouët, en baie de Saint-Brieuc, Jean Halbert vend Solweig, réplique remodelée d’un cotre-pilote du Havre, construite en 1975 à Noirmoutier par le chantier de Jean-Paul Gendron. “C’était un bateau récent. Il était en bon état, à part le moteur, en suspens. On a conclu l’affaire, pour 230000 francs.”

Peu après, le cotre est rejoint par Ariane, un yawl à corne acheté par le Centre nautique de Moulin-Mer à M. Kerrest, ancien maire de Landévennec. Ce bateau avait été construit pour la plaisance à Boulogne en 1927 d’après les plans d’un pilote de Dieppe. Il avait aussi servi à la formation des élèves d’une école de marine marchande. Repeints en noir avec préceinte blanche, les deux voiliers-pilotes naviguent souvent de conserve. “Le patron de Solweig, se souvient Jakez. c’était Manu Kelberine, et celui d’Ariane, c’était mon frangin Marco. Le cotre était bien plus rapide mais les stagiaires préféraient le yawl parce qu’il était plus confortable.”

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Solweig et Ariane, les deux voiliers-pilotes du Groupe finistérien de croisière, à l’échouage au Port-Rhu, en octobre 1986. © Le Chasse-Marée

Si c’est bon pour les équipages, ce sera bon pour le public

À la fin des années soixante-dix, le monde du bateau traditionnel est encore tout petit. C’est ainsi que le GFC, apprenant que les “old gaffers” malouins préparaient un rallye à la pointe du Finistère, leur a proposé d’organiser une escale festive. “Pors-Beac’h est un petit port magnifique, précise Jakez. Il y avait là un terrain idéal, avec tout ce qu’il fallait: un hangar, de l’eau, de l’électricité…” Les anciens bateaux de travail de la rade, coquilliers et gabares, seraient invités. Dans la salle du “patro” on présenterait une exposition sur le patrimoine maritime local, plans, des outils de charpentier, des demi-coques et des photos anciennes. Pour le programme musical, on pouvait faire confiance à Gilbert. Enfin, l’entrée de cette première fête maritime serait payante pour les spectateurs. C’était en 1980. Deux ans plus tard, Jakez et ses amis remettent le couvert. Cette fois avec le concours du Chasse-Marée, revue lancée à Douarnenez en 1981. Michèle Cadoret concocte le programme de cinéma maritime. Michel Colleu donne un coup de main à Gilbert pour l’animation musicale; ils feront notamment connaître aux Bretons le célèbre shantyman américain Stan Hugill. “Un événement culturel, commente Jakez, c’est d’abord une programmation.” La fête prend de l’ampleur. L’affiche, signée Yvon Le Corre, attire cent cinquante bateaux et quinze mille spectateurs. Même score en 1984. Du succès de cette fête pensée pour les marins et non pour les spectateurs, Jakez tire une loi gravée dans le marbre: “Si c’est bon pour les équipages, ce sera bon pour le public.”

1985, année de transition. Le GFC est devenu obèse – il a compté jusqu’à quatre-vingts chefs de bord – et ses fondateurs décident de jeter l’éponge. Répondant à l’invitation du Centre nautique de Tréboul, ils quittent leur base de Pors-Beac’h, rallient Douarnenez et mettent la flotte en vente. Jakez rejoint ainsi quelques autres pionniers du revival de la voile traditionnelle, qu’ils oeuvrent au musée du Bateau, aux Ateliers de l’Enfer, à la Fédération régionale pour la culture maritime (FRCM), ou au Chasse-Marée. Toutes les forces vives du mouvement sont là, qui vont pouvoir donner plus d’éclat encore à la prochaine fête maritime. Jakez s’y emploie activement. “Je suis allé voir «Mich Maz» [le maire de Douarnenez, Michel Mazéas] et je lui ai proposé d’accueillir les fêtes de 1986. L’organisateur serait la FRCM, avec le concours culturel et financier du Chasse-Marée, qui récupérerait sa mise sur les recettes.” La mairie donne son accord et Jakez intègre l’équipe du Chasse-Marée, dont il devient le “monsieur événement”.

Tout se passe comme espéré: l’ancien port sardinier se révèle un écrin idéal. Les marins sont aux anges, le public itou. En fin de partie, les organisateurs, claqués mais euphoriques, se retrouvent autour d’un pot aux Ateliers de l’Enfer et décident de remettre ça deux ans plus tard.

 

Les estivants ne voulaient plus bronzer idiots

Le coup d’éclat des Douarnenistes bouscule le Landerneau touristique. Il suscite en tout cas la sympathie d’Anne Burlat, spécialiste du tourisme culturel – elle a créé un an plus tôt son cabinet de consultant (ABC, Anne Burlat consultant). Fille d’un Stéphanois et d’une Parisienne, mais Bretonne d’adoption, Anne a fait à Nantes des études d’anglais et suivi une formation d’assistante en développement touristique à Auray. “Je voulais faire quelque chose dans le tourisme culturel, précise-t-elle. On sentait à l’époque que l’état d’esprit des vacanciers était en train d’évoluer. On observait deux phénomènes: d’une part, l’émergence d’un souci environnemental – ne pas dénaturer le paysage –; d’autre part le souhait de certains estivants de ne pas bronzer idiots. Pour ces gens, il fallait faire des propositions originales qui s’écartent du circuit habituel des châteaux de la Loire.”

En ce printemps des écomusées, ABC a du grain à moudre. Pour assurer l’avenir de son moulin, Anne prospecte le grand Ouest, en quête de projets innovants. C’est ainsi qu’elle se voit confier une “étude exploratoire” sur les musées maritimes de Mystic Seaport aux États-Unis, d’Enkhuizen aux Pays-Bas et d’Exeter en Grande-Bretagne. Une enquête commanditée en 1987 par la Ville de Douarnenez, la CCI du Finistère et Le Chasse-Marée, dans le cadre du projet de musée à flot du Port-Rhu. L’occasion pour Anne de s’immerger dans un nouvel univers.

Anne avoue “ne rien connaître à la navigation”, mais les Douarnenistes apprécient son sens du contact, son efficacité et son anglais irréprochable. Elle intègre l’équipe chargée de préparer Douarnenez 88. “Michel Bescond, responsable de la com’, m’a demandé de lui donner un coup de main.” Et ça marche! la fête fait la une du Monde et de Libé. Le lendemain, Bernard Cadoret fondateur du Chasse-Marée, François Puget, gérant de la SCOP, et Jakez se retrouvent au restaurant, quand le premier lance: “Et si, la prochaine, on la faisait à Brest?” Investir le port du Ponant, c’était accéder à l’échelon supérieur, s’appuyer sur la puissance de feu d’une grande ville. “Pour Bernard, ajoute Jakez, c’était aussi la revanche des petits bateaux de travail qui avaient été exclus de l’historiographie officielle.”

Belle idée, mais qui va faire grincer quelques dents penn sardin. “On n’organise pas une fête pour se faire bien voir, rétorque Jakez. Une fête, ça doit être généreux, on ne doit en attendre aucun retour. Il faut s’en battre, des conséquences, être capable de dire O.K., j’y vais!” Fonceur et pragmatique à la fois, Jakez prend rendez-vous avec le préfet maritime, l’amiral Lefèbvre, avant même de voir les élus. “C’était d’abord lui qu’il fallait convaincre.” Et il y parvient, ouvrant une brèche historique dans la forteresse militaire jusque-là interdite aux pékins.

Brest 92, ce sera Douarnenez 88 puissance dix, une armada venue du monde entier célébrer les “bateaux des côtes de France”, une foule inimaginable, une couverture médiatique de rêve. Anne n’est pas près de l’oublier: “C’est en 1992 que je suis vraiment rentrée dedans. J’ai découvert les rouages de l’organisation, la tension du compte à rebours, le stress partagé en équipe, ce que cela implique de monter un tel événement, et tout ça pour la beauté de l’éphémère…”

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L’affiche de la deuxième fêtede Pors -Beac’h, signée Yvon le Corre. © Le Chasse-Marée

Psychodrame au Chasse-Marée après Brest 92

Bien sûr, la mairie de Brest ne veut pas en rester à ce triomphe. Ce qui provoque un psychodrame au Chasse-Marée : fort du confortable bénéfice dégagé par la fête de 1992, François Puget propose que la revue produise à nouveau celle de 1996, tandis que les autres associés ne veulent plus jouer la vie de l’entreprise à la roulette brestoise. Anne et Jakez se retrouvent en porte-à-faux, non pas sans travail – les fêtes maritimes croissent et se multiplient –, mais sans employeur. Ils fondent donc leur propre

société, la SARL Grand Large, spécialisée dans l’événement maritime. Pour autant, vous fâcheriez Jakez en le traitant d’entrepreneur de spectacle: “On ne fait pas du show-biz. La SARL, c’est juste une manière d’accueillir des contrats. Nous, on reste des animateurs du patrimoine maritime.”

L’entreprise affiche d’emblée sa vocation en établissant son siège à bord d’une péniche. “On avait besoin de locaux assez spacieux, raconte Anne, pour pouvoir y tenir des réunions. Il y avait une péniche Freyssinet à vendre à Conflans-Sainte-Honorine et cela nous a bien plu.” Anne et Jakez marchent aux coups de coeur. Ils achètent cette péniche parce que l’idée les séduit. La cantine suivra, forcément. L’ami Joël Trévien – qui a rassemblé la flotte du Port-musée – organise le convoyage : Conflans, Rouen, Le Havre, où le chaland est marinisé, Paimpol, où un remorqueur le prend en charge jusqu’à Douarnenez.

Amarré depuis 1993 au Port-Rhu, la péniche Grand Large devient vite le centre névralgique des grandes fêtes maritimes de Bretagne : Brest 96, Douarnenez 96 et 98, Fête du chant de marin de Paimpol 97 et 99… L’avantage de travailler à bord d’un bateau, c’est qu’on peut déplacer son bureau au gré des opportunités. Un beau jour de juin 2000, deux grues déposent la péniche sur une barge à destination de Nantes. Pourquoi? “J’ai appris qu’il y avait des places de port disponibles à Nantes. À tout hasard, j’ai écrit, sans vraiment y croire. Un mois après j’ai reçu une réponse positive. Nantes est une grande ville, Anne a de la famille dans le coin. On s’est laissé tenter. Et pour le transport, c’est mon copain Jean-Pierre Burel, le patron des dockers de Brest, qui a arrangé le coup.”

La société Grand Large n’a d’ailleurs plus de raison professionnelle de demeurer à Douarnenez, puisque la Ville a décidé de faire cavalier seul en 2000 et de confier à une association l’organisation de sa propre fête, indépendamment de celle de Brest. En allant s’amarrer quai Malakoff, à Nantes, Anne et Jakez ne cachent pas qu’ils espéraient aussi organiser “quelque chose” sur la Loire et la côte Atlantique. Ils ont planché dur sur cette fête fluvio-maritime. Le projet clés en main a même été accepté par le conseil général de Loire-Atlantique… Et patatras! Un changement de majorité inverse la vapeur. Ce sont les risques du métier. Comme les nombreuses “études de faisabilité” commandées puis laissées sans suite. “Ce qui est intéressant, commente Anne, ce sont les nouvelles idées.” Surtout quand elles aboutissent.

 

Les nouvelles idées naissent autour d’un verre

Comment viennent-elles, ces bonnes idées? “C’est presque toujours le fruit d’une rencontre, reconnaît Jakez, souvent autour d’un verre. On ne crée pas un événement exnihilo, on essaie d’être à l’écoute de désirs. Pour la Semaine du golfe, par exemple, cela s’est passé à une terrasse de Port-Navalo, avec Polig Belenfant [directeur-adjoint du conseil général du Morbihan], et William Vogel [directeur de l’office de tourisme du Crouesty]. Ils nous ont dit que les élus aimeraient bien proposer aux voileux un rendez-vous dans le golfe en début de saison. Tout est parti de là.” Conçue et organisée par Grand Large en 2001, la Semaine du golfe a lieu désormais chaque année impaire et son succès ne cesse de croître.

En quinze ans d’existence, Grand Large a organisé une quinzaine de gros événements maritimes, dont quatre fêtes brestoises et cinq Semaines du golfe, ses deux chevaux de bataille. La routine ? Pas vraiment. Chaque millésime a sa couleur, sa saveur. Il y a les bons et les mauvais crus, ceux qui, par exemple, tournent au vinaigre par la faute des mercantis. “Cette dérive n’est pas fatale, rassure Jakez. La preuve, tout le monde s’accorde à dire que Brest 2008 a renoué avec l’esprit des premières fêtes.”

Anne et Jakez veillent au grain, tout en étant à l’écoute de nouveaux désirs, comme ceux de ces Tunisiens qui envisagent un projet pour Bizerte. “Là, commente Jakez, on verrait bien un rassemblement de voiles latines et de yachts classiques, avec une belle exposition sur les marines antiques autour de quelques répliques… Il faut être concret, partir du port, de ses possibilités, de son histoire. À chaque lieu sa couleur de fête.”

Portrait Semaine du Golfe

Le “gouvernement” de Brest 92 à bord de la Belle Poule ; de gauche à droite, François Puget, directeur financier du Chasse-Marée,
l’amiral Lefebvre, Jakez © Grand Large

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