Les sémaphores, avènement d’un réseau moderne

Revue N°35

Le poste sémaphorique de l'île Pelée, installé en 1806 près de Cherbourg, n'était pas de tout repos en raison de l'intense activité maritime de la rade. De plus, les guetteurs pouvaient faire l'objet d'une surveillance poussée de la part de leurs supérieurs. Ce tableau peint en 1822 par Louis-Philippe Crépin (1772-1851), peintre de marine, élève de Vernet et Regnault, est exposé au Musée de la Marine à Paris.

par Yves Lecouturier - Le XIXe siècle a vu renaître et se moderniser l'important réseau de postes de veille côtière, vieux de quelque deux mille ans, afin de répondre à plusieurs exigences d'ordre militaire : surveiller la circulation maritime et communiquer rapidement à distance avec les navires et les postes de commandement à terre. Durant cette période, les systèmes de transmission des messages, jusqu'alors exclusivement optiques, ont bénéficié d'importantes améliorations grâce aux premières applications pratiques de l'électricité. En quelques années, cent trente-cinq postes électro sémaphoriques sont installés sur les côtes françaises, dont trente-huit sur le littoral du premier arrondissement maritime. Conçus à l'origine pour les besoins exclusifs de la Marine, ces postes vont s'ouvrir à la télégraphie privée, et assurer la présence d'un service public dans des endroits souvent fort reculés.

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