Une dynastie de mareyeurs bigoudens : les Furic du Guilvinec

Revue N°130

Débarquement de la langoustine à l'aide de mannes en châtaignier, dans les années trente, au Guilvinec. A l'époque, un tiers des apports de ce crustacé est vendu pour la consommation immédiate. Le déchet prévu par le mareyage — par détérioration ou perte de pattes — était d'environ 15 %, voire davantage par grande chaleur. Comme les langoustes et les homards, les langoustines étaient alors emballées une à une, mises en caissettes de 5 à 6 kilos, et entourées de glace. Les acheteurs les plus importants étaient à Nantes, Bordeaux et Paris, villes reliées à la pointe de Bretagne par des trains de marée rapides.
Par Pierre Portais - Ecouler vite et loin les produits de la pêche dans les meilleures conditions sanitaires possibles, pour la consommation fraîche ou pour l'industrie de la conserve, voilà l'affaire du mareyage. Au Guilvinec, le grand port artisanal bigouden, la famille Furic forme, depuis 1920, l'une des plus grandes dynasties de mareyeurs, dont le sort a toujours été intimement lié à celui des pêcheurs. Très dynamique, parfois contestée, cette entreprise a considérablement développé et diversifié ses activités sur l'ensemble de la filière du poisson et des crustacés. Aujourd'hui, le groupe intègre, en plus du négoce traditionnel, l'armement d'une quinzaine de bateaux, la pisciculture, la poissonnerie, etc.

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