Stéphane Ruais : regard d’un peintre matelot

Revue N°182

le flambart Pauline dans le chenal de Ploumanac'h.
Par Jean E. Mauviel - Qu' il déambule dans une cité ou le long des terres océanes, Stéphane Ruais ressemble à ces hérons allongeant le cou jusqu'au ciel pour ne rien perdre du spectacle. Là-haut, quelques mèches argentines jouent avec le vent puis, juste en dessous, un visage émacié d'aristocrate que rien ne semble pou­ voir surprendre. Jusqu'à ce qu'une harmo­nie, qui bien sûr vous a échappé, attire le regard lumineux du peintre. Alors, comme ces Giacometti qui n'en finissent pas de mar­cher, le grand échassier allonge le pas, pressé d'installer son chevalet pour faire éclore, en un instant , la vérité des choses. " « Peindre en plein air, disait Renoir, c'est bon pour les poumons, mais la vraie peinture se fait en atelier! » Pour moi, c'est tout l'inverse: pour m'exprimer, il me faut de l'air, de l'espace, du bruit et des parfums. Le cadre d'une toile est déjà réducteur; si tu l'enfermes entre quatre murs, comment veux-tu y déposer tes émotions? D'ailleurs, je n'ai d'autre atelier que la nature et quelques maisons familières où j'aime me retrouver."

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