Pilote sur le Mississippi

Revue N°237

© Pierre Hervé

de Mark Twain, traduction Alain Bories, illustration Pierre Hervé – À vingt-quatre ans, Mark Twain est journaliste-typographe, mais il a conservé une certaine candeur quand il embarque à Cincinnati pour La Nouvelle-Orléans, avec le projet de gagner l’Amazonie. Finalement, c’est vers l’amont du Mississippi qu’il repart, le temps d’apprendre le métier de pilote de vapeur sous la houlette d’Horace Bixby. Voilà ce qu’il relate dans cet épisode savoureux de La Vie sur le Mississippi.

L’article publié dans la revue Le Chasse-Marée bénéficie d’une iconographie enrichie.

Le Mississippi a largement de quoi intéresser un lecteur. Ce n’est pas un fleuve banal : bien au contraire, il est en tout point remarquable. En prenant en compte son affluent le plus long, le Missouri, c’est le plus long fleuve du monde : 6 900 kilomètres. On peut probablement ajouter sans risque d’erreur que c’est aussi le plus sinueux : en un point de son cours, il étire ses méandres sur 2 100 kilomètres pour parcourir une distance à vol d’oiseau de 1 100 kilomètres. Son débit est trois fois celui du Saint-Laurent, vingt-cinq fois celui du Rhin et trois cent trente-huit fois celui de la Tamise. Aucun fleuve n’a un bassin versant plus important : il draine vingt-huit États et territoires. Du Delaware sur la côte Atlantique à l’Idaho sur la côte Pacifique, on compte 45 degrés de longitude. Le Mississippi collecte et déverse dans le golfe du Mexique l’eau de cinquante-quatre affluents navigables par des vapeurs, et de plusieurs centaines d’affluents empruntés par des chalands à fond plat ou à quille. La superficie de son bassin versant est supérieure à la surface réunie de l’Angleterre, du pays de Galles, de l’Écosse, de l’Irlande, de la France, de l’Espagne, du Portugal, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Italie et de la Turquie […].

Un article du Times-Democrat de La Nouvelle-Orléans, fondé sur les calculs d’ingénieurs compétents, estime que le fleuve déverse chaque année 406 millions de tonnes de boue dans le golfe du Mexique, ce qui fait penser au sobriquet donné au Mississippi par le capitaine Marryat : « le grand égout ». Cette boue, une fois solidifiée, représenterait une surface d’un kilomètre carré sur une hauteur de 190 mètres. Ce dépôt alluvial fait avancer la côte, mais de façon progressive : celle-ci n’a gagné que 500 mètres depuis deux cents ans que le fleuve est entré dans l’Histoire. Selon les scientifiques, l’embouchure était autrefois à Baton Rouge, là où s’arrêtent les collines ; et les 500 kilomètres de terres qui séparent cette ville de la côte ont été remblayés par le fleuve. […]

Le Mississippi se distingue également par une autre particularité : sa propension à se raccourcir prodigieusement en coupant des isthmes étroits, devenant d’un coup plus rectiligne et plus court. Plus d’une fois, il s’est ainsi raccourci de 50 kilomètres du jour au lendemain. Ces coupes ont un effet curieux : elles ont laissé au milieu des terres des bourgades fluviales […]. Il arrive ainsi qu’une coupe perturbe les frontières et les circonscriptions ; par exemple, quelqu’un qui habite aujourd’hui dans l’État du Mississippi peut se retrouver le lendemain en Louisiane, de l’autre côté du fleuve. Un tel événement qui serait survenu dans le cours supérieur du fleuve dans l’ancien temps aurait pu faire d’un esclave du Missouri un homme libre de l’Illinois.

© Pierre Hervé

Le Mississippi ne se contente pas de modifier son cours en se frayant des raccourcis, il infléchit également sa trajectoire latéralement. […] La quasi-totalité des 2 100 kilomètres de l’ancien cours du Mississippi, que La Salle a descendu en canoë il y a deux siècles, est aujourd’hui de la terre ferme, le fleuve coulant désormais à droite ou à gauche de son ancien lit.

Le pauvre paul jones resta quatre jours échoué sur des rochers à Louisville. À cause de ce retard – et de plusieurs autres –, il fallut au vieux vapeur une quinzaine de jours pour faire le voyage de Cincinnati à La Nouvelle-Orléans. Cela me donna l’occasion de faire la connaissance d’un des pilotes et celui-ci m’apprit à gouverner le navire. La vie sur le fleuve me fascinait de plus en plus.

Je rencontrai également un jeune homme qui voyageait en classe économique ; cela s’avéra regrettable car il m’emprunta en toute simplicité 6 dollars, promettant de revenir au bateau le lendemain de notre arrivée pour me rembourser. Mais il est probablement mort ou il a oublié, car il n’est jamais revenu. Sans doute la première hypothèse est-elle la bonne, car il m’avait affirmé que ses parents étaient riches et que, s’il voyageait sur l’entrepont, c’était parce qu’on y est plus au frais.

Je m’aperçus bientôt de deux choses. D’abord, il était très improbable qu’un bateau appareillât pour l’embouchure de l’Amazone avant dix ou douze ans ; ensuite, les 9 ou 10 dollars qui me restaient en poche ne suffiraient pas pour une exploration aussi importante que celle que j’avais prévue, à supposer que je puisse me permettre d’attendre le bateau. Par conséquent, il fallait que je me débrouille pour trouver une nouvelle carrière. Le Paul Jones allait appareiller pour Saint Louis. Je fis le siège de mon pilote et, au terme de trois dures journées, il capitula. Il convint de m’enseigner le Mississippi depuis La Nouvelle-Orléans jusqu’à Saint Louis moyennant 500 dollars à valoir sur les premiers salaires que je percevrais une fois diplômé. Je me lançai dans l’entreprise d’« apprendre » 1 900 ou 2 000 kilomètres de ce grand fleuve qu’est le Mississippi avec la confiante insouciance propre à mon âge. Si j’avais vraiment su ce que cela allait exiger de mes facultés, je n’aurais pas eu le courage de commencer. Je supposais que tout ce qu’un pilote avait à faire, c’était de garder le bateau sur le fleuve et que cela ne devait pas être bien sorcier, car il est fort large.

Le vapeur quitta en culant son poste à La Nouvelle-Orléans à 4 heures de l’après-midi, et « nous » étions de quart jusqu’à 8 heures. M. Bixby, mon chef, « fit tête au courant » et se mit à longer la poupe des autres bâtiments amarrés au pied de la digue. Puis il me dit :

– Tiens, prends la barre et range ces vapeurs d’aussi près que si tu pelais une pomme !

Je pris la barre. Mon cœur battait la chamade, car j’avais l’impression que nous allions heurter tous les navires amarrés là tant nous étions près. Je retins mon souffle et commençai à écarter notre navire de ce danger. Mon opinion était faite sur le compte de ce pilote qui n’avait rien trouvé de mieux que de nous mettre en pareil péril, mais j’étais trop malin pour le dire. En une demi-minute, j’avais mis une bonne marge de sécurité entre le Paul Jones et les navires. Dix secondes plus tard, je fus mis en pénitence d’une bourrade et M. Bixby nous mit de nouveau en danger, tout en fustigeant de façon insultante ma couardise. J’étais vexé, mais contraint d’admirer l’assurance souveraine avec laquelle mon chef tournait nonchalamment la barre dans un sens ou dans l’autre et rasait les navires de si près que la catastrophe semblait en permanence imminente. Quand il se fut un peu calmé, il me déclara que les eaux mortes se trouvent près de la rive et le courant plus loin ; et que, par conséquent, je devais serrer la berge de près en naviguant vers l’amont pour profiter des premières, et rester en revanche loin du bord en « avalant » pour bénéficier du second. Je décidai intérieurement de devenir pilote d’aval et de laisser les remontes à des gens ignorant la prudence.

© Pierre Hervé

De temps en temps, M. Bixby attirait mon attention sur certaines choses.

– Ici, c’est Six-Mile Point, dit-il.

J’acquiesçai : j’étais ravi de le savoir, mais j’ignorais la portée de cette information. La « pointe des six milles »… Je ne voyais pas en quoi cela m’intéressait. Une autre fois, il dit :

– Ici, c’est Nine-Mile Point.

Plus tard, il ajouta :

– Ici, c’est Twelve-Mile Point.

Ces endroits ne présentaient pratiquement aucun relief ; ils se ressemblaient tous ; ils étaient aussi monotones que peu pittoresques. J’espérais que M. Bixby allait changer de sujet, mais en vain. Il doubla une pointe de très près, en la serrant comme avec affection, et déclara :

– Les eaux mortes s’arrêtent ici, au niveau de ce bouquet de margousiers. Maintenant, on traverse.

Et il traversa. Il me confia la barre une ou deux fois, mais je n’eus pas de chance : soit je manquais d’arracher des mottes sur la berge d’une plantation sucrière, soit je m’éloignais trop de la rive et il me remettait en pénitence en me traitant de tous les noms. Enfin, le quart s’acheva. Nous dînâmes et nous allâmes nous coucher.

À minuit, le pinceau d’une lanterne m’éblouit, et le veilleur de nuit me dit :

– Viens ! Lève-toi !

Et il s’en alla. Je ne comprenais rien à cette extravagante façon de faire. Je n’insistai pas, et commençai à me rendormir. Sans tarder, le veilleur fut de retour et cette fois se montra plus pressant. Il m’agaçait. Je lui dis :

– Qu’est-ce qui vous prend de venir m’importuner au milieu de la nuit ? Si ça se trouve, je ne vais pas arriver à me rendormir.

Le veilleur répondit :

– C’est vraiment la meilleure, celle-là !

Les hommes du quart précédent regagnaient le poste pour se coucher ; je les entendis rire grassement et interpeller le veilleur :

– Alors, il paraît que le jeune chiot n’est toujours pas debout ? Il est délicat, on dirait. Donne-lui un su-sucre dans un chiffon et envoie donc la femme de chambre lui chanter une berceuse !

Sur ces entrefaites survint M. Bixby. Quelque chose comme une minute plus tard, je gravissais la descente de la timonerie à moitié habillé, le reste de mes vêtements dans les bras. M. Bixby me suivait de près, en faisant ses commentaires. Voilà qui était nouveau, cette histoire de se lever au milieu de la nuit pour aller au travail. C’était un détail de la vie de pilote auquel je n’avais jamais pensé. Je savais que les bateaux naviguaient toute la nuit, mais je n’avais jamais songé au fait que quelqu’un devait bien sortir de son lit douillet pour les faire avancer. Je commençais à craindre que le pilotage ne fût pas aussi romantique que je l’avais imaginé ; avec cette nouvelle expérience, je touchais du doigt la dure réalité de ce travail.

La nuit était assez obscure, quoique relativement étoilée. Le gros second était à la barre ; il gardait l’étrave du vieux rafiot pointée vers une étoile et faisait route en ligne droite au milieu du fleuve. Les rives de chaque côté n’étaient pas à plus de 800 mètres de distance, mais elles semblaient merveilleusement loin et tout à fait floues et indistinctes. Le second avertit :

– Il nous faut toucher la plantation Jones, monsieur.

Mon esprit vengeur exulta. Je me dis : « Je vous souhaite bien du plaisir, M. Bixby ; vous allez vous amuser pour trouver la plantation Jones par une nuit pareille ; j’espère même que vous ne la trouverez jamais, aussi longtemps que vous vivrez. »

M. Bixby demanda au second :

– La partie amont de la plantation, ou aval ?

– Amont.

– Impossible, les souches sont hors de l’eau en ce moment. On touchera la partie aval, ce n’est pas si loin et vous devrez vous débrouiller comme ça.

– Bien, monsieur. Que ça plaise ou non à Jones, il devra bien s’y faire.

Et le second se retira. Je jubilais déjà moins, et mon étonnement grandissait. Non seulement cet homme se proposait de trouver la plantation dans une nuit d’encre, mais qui plus est il demandait quelle partie de la berge on préférait. Une question me brûlait la langue, mais j’avais déjà eu mon lot de réponses cinglantes, et je me tins coi. Tout ce que je désirais demander à M. Bixby, c’était s’il était assez idiot pour s’imaginer qu’il allait trouver sa plantation dans le noir, alors que toutes les plantations étaient exactement identiques, et toutes de la même couleur. Mais je m’abstins. Je faisais parfois preuve d’une saine prudence, à l’époque.

© Pierre Hervé

M. Bixby mit le cap sur la rive et nous nous mîmes à la longer de tout près, comme s’il faisait grand jour. En plus, il chantait : « Notre Père qui êtes aux cieux, le jour baisse », etc.

J’avais l’impression d’avoir remis ma vie entre les mains d’un hurluberlu particulièrement irresponsable. Pour le moment, il se tourna vers moi et me demanda :

– Quel est le nom de la première pointe au-dessus de La Nouvelle-Orléans ?

J’eus l’audace de lui répondre du tac au tac que je l’ignorais.

– Tu ne sais pas ?

Cette riposte me secoua. J’étais de nouveau tout à fait abattu. Mais je dus juste répéter ce que je venais de dire.

– Eh bien ! tu es un gros malin, toi, observa M. Bixby. Et quel est le nom de la pointe suivante ?

De nouveau, je ne savais pas.

– Ça, c’est un comble ! Donne-moi le nom de n’importe quelle pointe que je t’ai citée.

Je réfléchis un moment et conclus que je ne pouvais pas.

– Ça par exemple ! Et d’où pars-tu, au-dessus de Twelve-Mile Point, pour traverser ?

– Je… je… ne sais pas.

– Tu… tu… ne sais pas ? répéta-t-il en singeant mon élocution hésitante. Mais tu sais quoi, alors ?

– Je… je… rien, pour sûr.

– Par le fantôme du grand César, je te crois ! Tu es l’imbécile le plus fieffé que j’aie jamais vu ou même dont j’aie jamais entendu parler, que Moïse vienne à mon aide ! Que l’idée te vienne d’être pilote, à toi ! Écoute, tu n’en sais pas assez pour piloter une vache dans une ruelle.

Mais c’est qu’il s’échauffait ! C’était un nerveux et il passait d’un côté à l’autre de la barre comme si le plancher était brûlant. Il bouillait intérieurement un moment, puis éclatait et se remettait à vitupérer.

– Dis-moi, pourquoi crois-tu que je t’ai cité le nom de ces pointes ?

Je réfléchis un moment en tremblant, et le démon de la tentation me fit répondre :

– Eh bien ! pour… pour faire la conversation, je me suis dit.

© Pierre Hervé

Autant agiter un tissu rouge devant un taureau ! Il fulmina et tempêta si bien – il était en train de traverser le fleuve à ce moment – qu’à mon avis la rage l’aveugla, car il passa sur l’aviron de gouverne d’un chaland de commerce. Naturellement, les mariniers lui lancèrent une bordée d’obscénités bien senties. Mais jamais homme ne fut plus soulagé que M. Bixby à cet instant : il était plein à ras bord et voilà que des individus lui donnaient l’occasion de se purger. Il ouvrit une fenêtre à la volée, passa la tête dehors et ce fut une éruption comme je n’en avais jamais entendu. Au fur et à mesure que les jurons des hommes du chaland s’atténuaient dans le lointain, M. Bixby s’égosillait de plus belle et lançait des qualificatifs plus graveleux que les leurs. Quand il referma la fenêtre, il était vidé. On aurait pu le racler tout entier avec un chalut sans trouver assez d’injures pour faire rougir votre maman. Pour l’heure, il s’adressa à moi avec la plus grande douceur :

– Mon garçon, il faut que tu te trouves un petit carnet et que, chaque fois que je te dis quelque chose, tu le notes tout de suite. La seule façon de devenir pilote, c’est d’apprendre par cœur ce fleuve tout entier. Il faut que tu le connaisses comme ton alphabet.

Ce fut pour moi une pénible révélation, car ma mémoire n’avait jamais été chargée qu’avec des cartouches à blanc. Toutefois, je ne restai pas découragé longtemps. Je jugeai qu’il me fallait en prendre et en laisser, car, sans aucun doute, M. Bixby exagérait. À ce moment, il tira une corde et fit tinter plusieurs fois la grosse cloche. Les étoiles avaient à présent disparu, et la nuit était noire comme de l’encre. J’entendais le bruit des roues à aubes renvoyé par la berge, mais je n’étais pas tout à fait sûr de voir la rive. La voix d’un guetteur invisible s’éleva sur le pont supérieur.

– Qu’est-ce que c’est, monsieur ?

– La plantation Jones !

Je me dis en moi-même que j’aurais bien aimé parier une petite somme que ce n’était pas le cas. Mais je ne soufflai mot. J’attendis pour voir. M. Bixby actionna les cloches de la machine et, à l’instant voulu, l’étrave du vapeur toucha la rive. Une torche brilla sur le gaillard, un homme sauta à terre, un nègre sur la berge lança :

– Donnez-moi la besace, missié Jones !

Et l’instant d’après nous faisions de nouveau route vers l’amont, en toute sérénité. Je réfléchis intensément un moment et me dis – mais pas à voix haute – : « Eh bien ! le fait d’avoir trouvé cette plantation est le plus grand coup de chance qui soit jamais arrivé ; mais cela ne saurait se reproduire d’ici un siècle ». J’étais convaincu que c’était bel et bien un hasard.

Quand nous eûmes remonté le fleuve sur quelque douze ou treize cents kilomètres, j’avais appris à piloter vers l’amont, de jour, avec une vaillance acceptable ; et avant que nous n’atteignions Saint Louis, j’avais fait un soupçon de progrès pour gouverner la nuit, mais seulement un soupçon. J’avais un carnet truffé de noms de villes, de « pointes », de barres, d’îles, de méandres, de biefs, etc. Mais j’avais tout dans le carnet… et rien dans la tête. Ce qui me faisait mal au cœur, c’était de songer que je n’avais noté que la moitié du fleuve. En effet, nous n’étions de quart que par tranches de quatre heures, séparées par quatre heures de repos, nuit et jour ; il y avait donc un trou de quatre heures dans mon carnet pour chaque fois que j’avais dormi depuis le début du voyage.

MARK TWAIN (1835-1910) est le nom de plume de Samuel Clemens. Il vient de l’avertissement « Mark twain [fathoms] ! » utilisé par les pilotes du Mississippi pour signaler une profondeur de deux brasses. La Vie sur le Mississippi est à la fois un récit autobiographique et un carnet de voyage, en deux parties : l’apprentissage de pilote de l’auteur, puis la relation d’un second périple, où le fleuve sert de fil conducteur pour décrire un pays profondément transformé après la guerre de Sécession. Orphelin de père à onze ans, apprenti typographe à douze, journaliste à quinze, Mark Twain a beaucoup roulé sa bosse aux États-Unis et en Europe. Il en découle une production romanesque imposante. Ses personnages les plus connus sont Tom Sawyer et Huckleberry Finn, dont les Aventures se déroulent… au bord du Mississippi. L’œuvre de Mark Twain, auteur de très nombreux aphorismes, est également fameuse pour son humour.

La Vie sur le Mississippi (Life on the Mississippi), première édition en 1883.

PIERRE HERVÉ est né en 1985 à Nantes. Après trois années d’initiation au dessin académique, suivies d’une formation en lithographie, il exerce comme dessinateur indépendant. Se considérant « aux prémices » de sa démarche artistique, il se concentre actuellement sur le travail du noir et blanc, pour lequel il utilise surtout la plume et le feutre, ainsi que la gravure. La nature et l’océan sont des sources d’inspiration, et l’on ne s’étonnera pas de ressentir dans son travail l’influence, parmi d’autres, d’Hugo Pratt. Pierre Hervé réalise des cartes pour l’éditeur brestois de livres de voyage Géorama et envisage une collaboration prochaine avec le Port-musée de Douarnenez. <http://pierreherve.blogspot.com>

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