Les cordiers à vapeur de Boulogne

Revue N°164

Construit en 1889 pour Henri Pirot, du Portel, le Henry- joseph (B1959) jauge 22,58 tx. Il est pro-pulsé par une machine à vapeur de 49,54 ch, dont on remarque l'imposant dôme de la chaudière. Avec une tonture marquée, la ligne générale de ce cordier reste celle d'un voilier, dont il possè-de le gréement complet. Le grand mât est rabat-table à l'aide d'une caliorne (fort palan) gréée sur l'avant. Les hommes sont occupés au acquage et au parage des cordes.
Par François Guennoc et Joseph Germe* - A la fin du XIXe siècle, la machine à vapeur se substitue progressivement mais inexorablement à la voile sur les navires de commerce, mais aussi sur les bateaux de pêche. Même si cette mutation y intervient plus tardivement que dans d'autres ports, Boulogne ne fera pas exception à l'arrivée du « progrès ». A côté du cas bien connu des chalutiers, dont la puissance révolutionnera bientôt le métier, les Boulonnais armeront durant plus de soixante ans une bonne centaine de navires d'un type original : les cordiers à vapeur, conçus en particulier pour traquer le congre et le turbot.

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