Survivre sur la glace

Revue N°241

© Bruno Le Floc'h

De Gaude Houiste, illustré par Bruno Le Floc’h – Le 29 mai 1826, La Nathalie, un navire morutier parti de Granville un mois plus tôt, s’éventre sur un bloc de glace dans les eaux de Terre-Neuve et coule instantanément. Parmi les rescapés, le second, Gaude Houiste, et deux matelots parviennent à survivre au froid et à la faim pendant dix-sept jours d’errance sur des glaces dérivantes.

L’article publié dans la revue Le Chasse-Marée bénéficie d’une iconographie enrichie.

Le navire La Nathalie, du port de Granville, mit à la voile, pour la pêche de la morue à l’île de Terre-Neuve, le 25 avril 1826. Notre traversée fut d’abord assez heureuse. Mais, par le 51° 3’ de latitude Nord et le 56° 58’ de longitude Ouest, nous rencontrâmes les glaces flottantes. C’était le 29 mai. Nous voguions avec peu d’erre, quand une glace creva le bâtiment. La scène devint affreuse, l’eau entra dans le navire. Le bâtiment s’enfonçait avec une effroyable rapidité. Toute espérance nous était ravie ; à 8 heures du soir le navire disparut… Avec lui s’engloutirent, hélas ! la plupart des infortunés qui le montaient. Je coulai avec l’équipage, mais bientôt je revins sur l’eau, et la Providence permit que je trouvasse, tout auprès de moi, deux morceaux de bois attachés l’un à l’autre. Sur ce frêle asile était le matelot Potier. Je m’y place à côté de lui. En vain nos regards cherchent quelque moyen de salut, plongent de toutes parts sur le lugubre espace qui nous entoure, ils ne découvrent que des flots sombres et légèrement agités.

Cependant nous aperçûmes bientôt une glace plate. Nous nous dirigeâmes vers elle. Après de longs et pénibles efforts, nous l’abordâmes. J’avais pour tout vêtement une chemise de laine, un pantalon, mes bas et mon chapeau. Mon malheureux compagnon n’était pas mieux vêtu ; il n’avait rien pour couvrir sa tête. Presque nus, à demi gelés, affaiblis, livrés aux pensées les plus désespérantes, nous restâmes quelque temps immobiles sur ce glaçon. La brume, le verglas et la nuit vinrent mettre le comble à nos maux. Le froid était si pénétrant que, pour n’être pas entièrement gelés, il nous fallut marcher toute la nuit. Déjà nous sentions vivement l’aiguillon de la faim. Le matin, dans une éclaircie, nous aperçûmes quatre hommes à une grande distance de nous, et un autre naufragé beaucoup moins éloigné. Bientôt le temps se couvrit et nous déroba la vue de nos compagnons. Vers les 9 heures du soir le temps redevint plus clair. Un trois-mâts nous apparut dans les mêmes parages. Nos yeux attachés sur ce bâtiment le suivaient avec anxiété. Il s’approcha, diminua ses voiles, fit la manœuvre nécessaire pour sauver les quatre naufragés.

Déjà nous prenions part à leur bonheur. Nos cœurs bondissaient de joie, l’espérance rayonnait sur nos fronts. Persuadés qu’on nous voyait, notre délivrance nous semblait assurée. Nous avions avec grande peine planté dans la glace un aviron saisi le jour du naufrage. Il était surmonté de mon chapeau et de ma cravate, que nous agitions afin qu’on nous aperçût plus facilement. Le malheureux qui était sur une glace, non loin de nous, faisait avec une planche un signal du même genre. Mais, hélas ! notre espoir fut cruellement déçu. Au bout d’une demi-heure, le bâtiment mit ses voiles au vent, louvoya parmi les glaces et s’éloigna de nous, cherchant vainement à sauver d’autres victimes. Toute la journée le bâtiment resta à notre vue. La brume et la nuit revinrent. Le bâtiment sur lequel reposaient de si vives espérances de salut disparut entièrement.

© Bruno Le Floc’h

Nous passâmes cette nuit et la suivante sous la pluie et le verglas ; transis de froid, tourmentés horriblement par la faim. Le 1er juin, une botte de pêcheur passa près de notre glace. Nous tâchâmes de l’attirer vers nous. Nous l’eussions dévorée en un instant. Ne pouvant l’atteindre avec l’aviron, je fus sur le point de l’aller chercher à la nage. Je n’osai ; me sentant trop affaibli, je craignais de rester gelé dans l’eau. Alors, avec un couteau, j’enlevai quelques parcelles de notre aviron ; je voulais les manger, mais je n’y pus réussir.

Ce même jour la brume se dissipa ; nous aperçûmes des débris de La Nathalie, et le même homme que nous avions cherché à joindre le 30 mai. Parmi ces débris, je distinguai à cent pas environ une cage à poules. Tout près de nous était une petite glace, capable à peine de porter un homme. Je me hasardai à y passer, et avec le couteau de Potier j’y fis une entaille pour y placer notre aviron. La glace me servait comme un canot pour aborder. Je visitai ainsi beaucoup de petits barils ; il se trouva que tous étaient ou défoncés ou débondés et pleins d’eau de mer. Je poursuivis ma route vers la cage à poules et je parvins à la saisir : elle contenait quatre poules noyées. À cette vue ma joie fut inexprimable. Nous n’avions jusqu’alors soutenu notre misérable existence qu’en mangeant de petits morceaux de glace ! Je dévorai à l’instant la cuisse d’une de ces poules. Mon compagnon ne me quittait pas des yeux. Quand il vit que je mangeais, les bras tendus vers moi, il me cria d’un ton lamentable : « Ah ! M. Houiste, de grâce, apportez-moi à manger ! » J’avançai vers lui de toutes mes forces. Il ne cessait de répéter d’une voix altérée et presque éteinte : « Pour Dieu, M. Houiste, venez donc vite ! » Nous fûmes bientôt réunis. Nous achevâmes de manger cette poule sans prendre le temps de la plumer : jamais nous n’avions fait un si délicieux repas. Dans le cours de nos recherches, nous trouvâmes une barrique de cidre débondé et réussîmes à la porter sur notre glace. Il y était entré de l’eau de mer, mais cette eau ne s’était pas entièrement mêlée avec le cidre. Quand nous eûmes fait couler à peu près la moitié du liquide que contenait la barrique, le reste nous fournit une boisson potable.

Une demi-heure après cette heureuse rencontre, au vent à nous, nous découvrîmes une petite chaloupe. Nous tressaillîmes de joie. Nous l’atteignîmes : elle était entre deux eaux. Quand nous y fûmes entrés, nous avions de l’eau à la ceinture. Je la dirigeai vers le malheureux que nous voyions seul, sur une glace, éloigné de nous d’environ une demi-lieue. Un baril de beurre défoncé passa tout près de nous. J’exhortai Potier à le saisir : il le fit ; mais bientôt il me dit qu’il ne pouvait le tenir plus longtemps, ayant beaucoup de peine à se tenir lui-même. À ma prière, il prit un peloton de ce beurre et lâcha ce baril qui nous aurait été si utile. Nous sauvâmes ensuite une casquette, que je reconnus pour être celle de notre capitaine : c’était un bonheur pour Potier, qui jusqu’à ce moment était resté la tête nue.

Après une heure et demie de travaux sans relâche nous abordâmes enfin la glace du malheureux que nous voulions secourir : c’était Julien Joret, matelot de notre équipage. Son état était déplorable. Un morceau de poule que je lui donnai lui rendit quelques forces. Ignorant sur quoi nous étions portés, il regardait notre arrivée comme l’effet d’un miracle ; mais quand il vit que nous étions sur la chaloupe de La Nathalie, et que je lui eus donné l’assurance qu’avec son secours nous pourrions la mettre à flot, car il fallait une fausse pièce, sa joie fut au comble.

© Bruno Le Floc’h

Sur la glace où était Joret, il se trouvait plusieurs chemises et une petite chaudière [récipient métallique]. Le froid qui nous glaçait ayant un peu diminué, nous réunîmes nos forces et nous halâmes la chaloupe le long de notre glace. L’eau moins trouble nous permit d’apercevoir au fond de cette chaloupe une veste et le petit marteau du charpentier. Je déposai sur la glace ces objets précieux, et nous travaillâmes à tourner la chaloupe la quille en haut. Monté sur cette embarcation, je pris la mesure de la fausse pièce, et, après l’avoir tracée sur une des douvelles de la barrique, je chargeai Joret de la tailler avec son couteau. Pendant ce travail, Potier pétrissait la pelote de beurre, et moi, avec le petit marteau, j’arrachais d’une des planches sauvées un clou d’environ trois pouces. Tout étant préparé, je clouai la fausse pièce, et afin qu’il restât moins d’ouverture pour le passage de l’eau, je mis une des manches de la veste à servir de frise. Avec une des chemises j’essuyai la fausse pièce, et j’y appliquai la pelote de beurre ; ensuite nous retournâmes la chaloupe, et nous la poussâmes à la mer. L’eau pénétrait encore, mais notre petite chaudière nous servait à l’épuiser.

À peine notre chaloupe était à flot que nous eûmes connaissance de la terre à une distance d’environ 10 lieues. Je reconnus que c’était Belle-Isle et Groays [deux petites îles sur la côte de Terre-Neuve]. Notre salut nous paraissait assuré. Une brise légère soufflait du Sud-Ouest. Jusqu’au 2 juin nous continuâmes à nous diriger vers la terre. Ce jour-là nous n’étions plus qu’à 4 lieues de Groays, quand, sur les 10 heures du matin, nous fûmes clavés [pris] dans les glaces. Il ne nous restait d’autres vivres que deux poules et demie… Vers 5 heures du soir, la brume nous reprit ; quatre jours se traînèrent dans cette douloureuse situation. Nous vivions avec une prodigieuse économie : pas un os n’était mis de côté. Lorsque nos portions étaient faites pour un repas, nous cachions avec soin dans l’arrière de la chaloupe le déplorable reste de nos vivres, de crainte de céder au désir d’y toucher trop tôt.

Le 6 juin, vers 11 heures du matin, le temps s’éclaircit un peu, et nous découvrîmes une trentaine de navires près de la banquise, environ à 2 lieues à l’Est de nous. Aurons-nous le bonheur d’être aperçus de ces bâtiments ? Nous délibérons sur ce qu’il nous convient de faire. La chaloupe sur laquelle nous
avions tant compté faisait corps avec les glaces. Il nous était désormais impossible d’en tirer parti. D’un commun accord, nous résolûmes de tenter de nous rendre à bord par la voie des glaces qui nous paraissaient s’allonger jusqu’auprès des bâtiments. Nous plantâmes dans notre chaloupe, que nous abandonnâmes à regret, notre aviron surmonté d’une chemise, afin de pouvoir la retrouver si nous n’étions pas sauvés par quelque navire.

Nous nous mîmes en route, munis des deux petites planches qui nous servaient de pont pour passer d’une glace sur l’autre. Les glaces assez unies nous offraient une route qui n’était pas trop difficile. À mesure que nous avancions, notre courage croissait avec l’espérance ; mais, arrivés à peu près à la moitié de la distance qui nous séparait des bâtiments, ô malheur qui ne peut se décrire ! un fort vent du Nord-Ouest souffle, divise, détache et éparpille toutes les glaces. Notre sort est devenu plus affreux. Nous ne pouvons ni avancer vers les navires, ni rejoindre notre chaloupe. Navrés de douleur, nous montons sur une glace très grosse qui était près de nous ; de là, avec nos planches et nos cravates, nous faisons des signaux. Hélas ! tout fut inutile.

Depuis huit jours nous n’avions eu pour soutenir notre déplorable vie que quatre poules noyées. Il ne nous restait plus rien. Dévorés par la faim, demi-morts de froid, le désespoir s’empara de nous… Vaincus par la faiblesse et la fatigue, nous éprouvions un besoin insurmontable de nous livrer au sommeil ; mais à chaque instant l’humidité et le froid nous réveillaient cruellement. Pour empêcher nos pieds de se geler complètement, nous les tenions dans une agitation continuelle. Quand la fatigue nous forçait de cesser ce mouvement, je m’asseyais sur une de nos planches, vis-à-vis un de mes compagnons, et je portais mes pieds sous ses aisselles ; il se réchauffait de la même manière.

Dans les courts instants consacrés au sommeil, notre imagination s’égarait sur mille sujets agréables. Il nous semblait que nous étions sauvés, qu’on nous présentait des vivres ; je croyais voir le maître d’hôtel de La Nathalie m’offrir le biscuit et les mets qui avaient servi au dernier repas fait avant le naufrage ; mais que le réveil était affreux !

Le 6 juin, sur les 10 heures du soir, la brise du Nord-Ouest faiblit. Les vents du large revinrent et ramenèrent la brume et la pluie. La glace à laquelle nous étions comme enchaînés était presque ronde, et si peu étendue que nous pouvions à peine y faire cinq à six pas. Sur cet étroit théâtre la nuit fut affreuse, et quand le jour reparut, mes deux compagnons avaient les extrémités des pieds noires et gelées.

© Bruno Le Floc’h

Le besoin du sommeil devenait tout à fait invincible. Pour y céder, nous nous asseyions sur nos deux petites planches. À peine commencions-nous à dormir, que nous tombions sur la glace, et l’eau, fondue autour de nous par la chaleur de notre corps, se gelait et nous forçait de nous réveiller. Cette déchirante situation se prolongea durant quatre jours, ou mieux quatre siècles. Le 10 juin, je vis, avec une extrême douleur, que nous n’étions plus sur le passage des navires. Nous avions été portés au moins à 6 lieues dans le Sud. Il nous fallait donc renoncer tout à fait à l’espoir d’être sauvés par quelque bâtiment. La terre avait reparu à nos regards sur les 2 heures du matin. Les glaces nous semblaient serrées jusqu’à la côte. Je dis à mes compagnons qu’il valait mieux mourir en tentant les derniers efforts, que d’attendre une mort inévitable et prochaine. Ils m’approuvèrent. Nous prîmes nos deux planches, et nous commençâmes notre route vers la terre dont nous étions éloignés d’environ 10 lieues. Il m’est impossible de donner l’idée de tous les tourments éprouvés dans ce cruel trajet, qui dura trois jours. Soutenus par un faible reste d’espérance, nous cheminions lentement vers cette terre de salut. Souvent nous trouvions devant nous des intervalles trop considérables qui séparaient les glaces et nous forçaient à faire d’assez longs circuits. À chaque instant l’un de nous tombait ; il fallait des efforts inouïs pour nous relever. Le sang qui coulait de nos blessures et de nos pieds écorchés marquait la trace de notre douloureux passage. Le 12 juin, nous crûmes que ce jour serait le dernier de notre vie. À une demi-lieue de terre les glaces nous manquèrent… À cet aspect, le plus profond désespoir s’empara de nous. Recueillis devant la pensée de l’éternité, nous attendions la mort avec résignation. Elle nous paraissait douce en ce moment. Le souvenir de ma jeune épouse, que je quittais pour la première fois depuis notre union, me poursuivait sans cesse et ajoutait un nouveau poids à mes maux.

Une petite glace était près de nous : « Courage ! dis-je à mes compagnons encore plus abattus que moi, courage ! mes pauvres amis. Tâchons de monter encore sur cette glace, et là nous allons nous abandonner à ce qu’il plaira à Dieu. » Ils me suivirent, et nous vînmes à bout de l’atteindre. Avec notre petite planche nous la dirigions assez heureusement vers la terre. Mais, ô douleur ! cette nacelle de neige gelée se divise en deux morceaux. Un de mes compagnons était sur un de ces morceaux, à moitié dans l’eau, près de périr. Nous le saisîmes par les mains, et, nous tenant ainsi tous trois, en forme de cercle, nous eûmes le bonheur de nous maintenir sur notre glace fendue, que nous faisions péniblement mouvoir, en la poussant de nos pieds, appuyés contre les aspérités dont elle était hérissée. Nous abordâmes ensuite une autre glace ; nous en changeâmes quatre fois dans cette journée. Enfin, les dernières difficultés furent surmontées et nous atteignîmes la terre : c’était le 15 juin, vers les 5 heures du soir.

Accablés de tout ce que nous avions souffert, nous tombâmes sur l’herbe : nous prîmes un peu de repos. Nous avions la confiance que le sommeil nous ferait du bien. Il en arriva tout autrement : le réveil fut terrible. Le malheureux Joret était aveugle. Ni lui ni Potier ne pouvaient faire aucun mouvement. Par bonheur j’avais encore un peu de force. Je me traînai sur les genoux et les coudes vers le plain, où je trouvai des moules dont je remplis mon chapeau. Quoiqu’il n’y eût qu’une vingtaine de pas, j’eus bien de la peine à le rapporter. Nous dévorâmes nos moules avec une avidité inconcevable ; nous avalions jusqu’aux écailles. Depuis sept jours nous ne vivions que de glace. Nous ne pouvions aller au loin chercher des secours ; d’ailleurs cette côte était-elle habitée ? Le 15 et le 16, il nous fut impossible de nous procurer des moules. Continuellement battus par une pluie extrêmement froide, nous n’eûmes pour nourriture que quelques brins d’herbe que la faim nous força de manger, et que nous ne pûmes digérer.

Le lendemain, 17, fut un jour de bonheur. Le temps devint beau. Pour la première fois nous ressentîmes une chaleur bienfaisante : Joret recouvra la vue. Ce fut lui qui le premier aperçut, vers les 4 heures du soir, sur la baie, où depuis le matin nos regards étaient toujours fixés, une goélette anglaise qui longeait la côte. Notre cœur se rouvrit à l’espérance. Je parvins à me mettre debout, et j’engageai mes compagnons, qui ne pouvaient plus se lever, à crier de toutes leurs forces avec moi. Nos cris égalaient à peine ceux d’un enfant ; aussi les Anglais ne pouvaient nous entendre, mais ils nous aperçurent. Nous les vîmes s’embarquer dans leur petite chaloupe et se diriger vers nous. Je n’essaierai pas de dire quelle fut notre joie : c’était une ivresse, un transport, un délire au-delà de toute expression. Nos cœurs, si longtemps et si douloureusement affectés, se fondaient. Enfin nous versâmes d’abondantes larmes. Le bonheur était revenu trop vite et nous avait saisis avec trop de violence.

Gaude Houiste était le capitaine en second du morutier La Nathalie. Le récit de ce calvaire, tiré de son livre de bord, avait fait l’objet d’une publication dans La France maritime en 1841. Il est ici légèrement raccourci.

Bruno Le Floc’h, né en 1957, fait les Arts-Déco à Paris avant de travailler dans l’image animée, pour la télévision puis pour le cinéma, notamment au côté de Jean-François Laguionie, auteur de L’Île de Blackmor. Sa première bande dessinée, Au bord du monde, paraît en 2003. Suivra Trois éclats blancs, consacré à la construction d’un phare en mer, qui obtient en 2004 le prix Goscinny du meilleur scénario. Pour ses œuvres suivantes, Bruno Le Floc’h, qui vit en Cornouaille, reste inspiré par sa Bretagne natale et par la Guerre de 14, toile de fond de ses Chroniques outremers , une série dont deux tomes, Méditerranéenne, et Atlantique, sont parus.

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