Vent en poupe pour le chantier Vent d’Ouest

Vent en poupe pour le chantier Vent d’Ouest
Vent en poupe pour le chantier Vent d’Ouest. © Gwenn Cariou

Gwenn Cariou et Damien Buon ont moins de trente ans, mais ils sont déjà installés comme charpentiers depuis trois ans à Carnoux (Bouches-du-Rhône), non loin de la mer, au-dessus de Cassis, où ils ont créé Vent d’Ouest, avec une seule ambition : « Travailler le bois, rien que le bois ». Brevet professionnel en poche, ils ont constaté qu’il était difficile de trouver un cdi en charpente navale, même s’ils ont tous deux quelques expériences en entreprise (chantier Hénaff au Guilvinec, atelier d’Archimède à Isigny ou Charpentiers réunis à La Ciotat, entre autres). Ils ont donc décidé de créer leur activité en pariant sur le Sud, où ils savent qu’il y a du travail dans leur domaine.

« On ne voulait pas non plus être sous-traitants pour de gros chantiers de La Ciotat, parce qu’on tient à avoir de vraies relations avec les propriétaires des bateaux. » C’est ce qui s’est passé avec Corinne, une barque que leur
a confiée Robert Smewing. « On a refait le pont, la préceinte, le pavois, deux bordages et le mât en pin d’Oregon. Et on s’est pris de sympathie pour le propriétaire ! » Cette jolie unité de 6 m, construite en 1958 à La Ciotat, a retrouvé depuis sa place au bassin des Capucins de ce même port.

Les chantiers, plus ou moins importants, se succèdent depuis leur première tâche : la réfection des vernis d’un Grand Banks 36. Ils ont ainsi bichonné la barquette marseillaise de Cassis Lou Pei Coua, la barque catalane Tramuntana – reprise du calfatage et du liston –, la barque marseillaise Marie-Édith – remplacement du pont, des pavois et des plats-bords – et le Tahiti Ketch Matakiterani – rénovation intérieure  et réfection de l’hiloire de rouf…

Damien et Gwenn, dont l’enthousiasme fait plaisir à entendre, travaillent au rythme des saisons : « L’été, quand il fait trop chaud pour sortir les bateaux, car le bois sécherait exagérément, on travaille sur les vernis, les ponts en teck, le petit entretien. L’hiver, on intervient sur les coques à l’atelier. On a une visibilité de quatre à six mois, ce qui est très encourageant. Le bois, c’est indémodable, rien ne peut lui enlever son charme. » 

article par Nathalie Couilloud

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