Un Titanic peut en cacher un autre

© Romandisea International Cultural Tourism 

Le milliardaire australien Clive Palmer a annoncé qu’il relançait la construction de sa réplique du Titanic, confiée aux chantiers navals publics chinois CSC de Jinling, et un temps suspendue. C’est en 2012 que cet homme d’affaires avait créé la surprise en annonçant ce douteux projet à la presse, expliquant que « la Blue Star Line créera une expérience Titanic authentique, en offrant aux passagers un navire dont l’intérieur et l’aménagement de la cabine seront identiques à ceux du navire d’origine ».

La réplique abriterait des bains turcs, un gymnase, un court de squash et une petite piscine, mais ne devrait pas être équipée de télévision ni d’accès à Internet. Elle conserverait, en revanche, trois classes de passagers et pourrait transporter 2 435 passagers et quelque 900 personnes travaillant à bord.

Outre la propulsion, la différence essentielle avec l’original réside – et c’est heureux ! – dans les éléments de sécurité. La nouvelle version sera dotée d’instruments de navigation modernes, de canots de sauvetage en nombre suffisant, de glissières de sécurité et de toboggans répondant aux réglementations en vigueur.

Le voyage inaugural, initialement prévu en 2016, devrait avoir lieu en 2022 entre Dubaï et Southampton. Il est ensuite prévu que le Titanic II assure un service régulier entre ce port et New York, comme son prédécesseur devait le faire.

Ce n’est pas tout. Les chantiers chinois de Wuchang construisent aussi un Titanic qui, lui, ne naviguera pas : commandé en mars 2015 par Seven Star Energy Investment Group, il est conçu comme la pièce maîtresse d’un parc d’attraction. Le Romandisea Titanic sera amarré dans la rivière Qijiang, à Suining – une ville du Sud-Ouest de la Chine. Sur cette réplique, les cabines de première classe, la piscine et la salle à manger seront refaites à l’identique. Les visiteurs disposeront d’une salle de bal et de l’indispensable WiFi pour envoyer des selfies depuis cet « insubmersible Titanic ». Il paraît que les promoteurs du projet avaient aussi dans l’idée de créer une simulation pour revivre la collision avec l’iceberg – ce à quoi les familles des victimes du naufrage de 1912 se sont formellement opposées…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Les derniers articles

Chasse-Marée