Un runabout italien retrouve son éclat

En octobre 2011, Alban Gorriz a trouvé sur un site de petites annonces en ligne un runabout datant du milieu des années soixante, construit au chantier italien Bisoli, sur le lac de Garde.

runabout italien restauration
© Alban Gorriz

Long de 5 m pour 1,95 m de large, cet élégant canot en contre-plaqué d’acajou, propulsé par un moteur in-bord deux temps (un quatre cylindres OMC développant 90 ch), était en relativement bon état. Il a néanmoins fait l’objet d’une restauration de fond qui est en passe de s’achever.

Les travaux ont commencé par un démontage en règle du bateau. Celui-ci avait conservé la plupart de ses pièces d’origine. Le moteur, ses commandes, le tableau de bord, le pare-brise, les emménagements, l’accastillage ont été déposés pour ne laisser qu’une coque nue. Celle-ci a alors été acheminée de Rennes, où habite Alban, jusqu’à l’Abri nautique de La Richardais (Ille-et-Vilaine) où elle a été en partie rénovée. La principale intervention a concerné les fonds, qu’il a fallu entièrement changer. « À cette occasion, précise Alban, j’ai supprimé une quille de 10 cm de haut, qui avait été curieusement rajoutée sur cette coque planante. » Le bateau est ensuite revenu à Rennes, où le tableau arrière, le pont avant et le capot moteur ont, eux aussi, été remis à neuf… En octobre 2013, la coque du runabout avait retrouvé tout l’éclat de ses vernis.

L’année suivante a été consacrée au reconditionnement du moteur et à la réfection du pare-brise et des emménagements. Cela incluait la fabrication des banquettes et des coffres en se rapprochant le plus possible de l’état d’origine, ce qui n’était plus le cas car le bateau avait été modifié lors d’une précédente remise en état, en 1992. « Le chantier Bisoli, fondé en 1945, existe toujours, mais je manquais de renseignements sur ce canot, poursuit Alban. Cette carence d’information a été l’une des principales difficultés de cette restauration. »

Durant les premiers mois de 2015, le moteur est posé. Le circuit électrique, la sellerie, le tableau de bord et toutes les petites pièces qui font le charme de ces bateaux très soignés sont également refaits. Les premiers essais du canot, rebaptisé Cinquenta, ont eu lieu en septembre, sur la Vilaine. « J’ai été très agréablement surpris, se souvient Alban. Ce canot pousse très peu d’eau, plane dès qu’on met un peu de gaz et garde un comportement très constant quelle que soit son allure. Il devrait atteindre une vitesse de 65 km/h lorsqu’il sera bien réglé. » Ce qui ne devrait maintenant plus tarder.

Crédit iconographique : Alban Gorriz

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