Trois legs au musée de Berck

La collection de peintures du musée Opale Sud, à Berck, vient de s’enrichir de soixante-douze œuvres à la faveur de trois legs importants.

C’est au point que les réserves sont au bord de la saturation et qu’il va falloir les réagencer. Tout comme il faudra présenter au public les tableaux nouveaux venus à tour de rôle, le nombre de cimaises étant insuffisant pour les accrocher tous ensemble.

Un premier don concerne un lot de onze tableaux de Francis Tattegrain (1852-1915). Ce peintre fréquente Berck depuis l’enfance, son père ayant une villa place de l’Entonnoir. C’est là qu’il ren-contre Ludovic-Napoléon Lepic (1839-1889), qui découvre cette station en 1877 et y séjourne pendant huit ans. Un portrait de Tattegrain par Lepic s’ajoute d’ailleurs aux onze tableaux du legs.

Le musée a également reçu sept œuvres de Charles Roussel (1861-1936). Ce dernier découvre Berck en 1882 à l’occasion d’un séjour estival et s’y installe deux ans plus tard, devenant l’élève et l’ami de Tattegrain.

Le troisième legs, enfin, le plus important, constitue un en-semble de cinquante-trois toiles de Jan Lavezzari (1876-1947). Cet artiste consacre l’essentiel de son œuvre à Berck où son père, architecte, avait construit l’hôpital maritime. « Il est tour à tour mariniste et paysagiste, écrit Jean Bridenne, mais c’est l’activité maritime, sous tous ses multiples aspects, qui l’attire le plus. Afin de bien la connaître-, il n’hésite pas à y participer. C’est donc en connaisseur qu’il brosse les pittoresques scènes de matelots groupés autour de leur embarcation, dont l’architecture est exprimée avec une grande précision. En mer, selon les pêches pratiquées, il grée ses bateaux avec exactitude. Son attention est particulièrement retenue par la vie familiale du pêcheur. Ses toiles d’intérieur sont d’un profond naturalisme. » (Les Peintres- de Berck, éd. du Chasse-Marée, 1990).

Jan Lavezzari conserve sa collection personnelle de toiles dans sa villa du Montreuillois. Sa veuve en hérite avant de léguer le tout à sa nièce Jacqueline Deslandre. C’est cette dernière qui vient d’en faire don au musée Opale Sud. « Ce sont des œuvres majeures a déclaré à La Voix du Nord Georges Dilly, le conservateur du musée, et aussi de grands formats, plus grands que ceux que l’on a actuellement au musée. » La toile ci-dessus fait partie de ce legs ; intitulée, Le Cueillage, elle représente le relevage des cordes.

Crédit iconographique : musée Opale Sud

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