Semaine du Golfe, le manque à gagner

Semaine du Golfe
© Mélanie Joubert

Après les fêtes de Sète, de Brest, de Douarnenez, sans oublier bien d’autres plus confidentielles, c’était début mars au tour de la Semaine du Golfe du Morbihan d’annoncer son annulation, suite à une décision préfectorale. Triste nouvelle pour ses organisateurs qui œuvraient depuis des mois à cette onzième édition, celle de leurs 20 ans… Déception aussi pour tous les fidèles de cette fantastique fête nautique. Coup dur enfin pour les armements professionnels qui comptaient sur cet événement de début de saison pour se relancer après une année catastrophique…

Mais c’est aussi, plus largement, le territoire morbihannais qui va pâtir de cette annulation, en termes de communication et sur le plan économique. Une étude réalisée par le cabinet d’audit Gece sur l’édition 2019 permet d’ailleurs de s’en rendre compte : il y a deux ans, 200 000 spectateurs et équipiers avaient participé à la Semaine du Golfe, dont un peu plus de la moitié (55 pour cent) venus d’autres départements. Au total, ces 200 000 participants avaient dépensé 13,6 millions d’euros localement, dont 8 millions provenant de l’extérieur du territoire. De son côté, l’organisateur contribuait aussi au tissu économique local avec 500 000 euros de dépenses.

Au final, l’impact économique de la dernière édition de la Semaine du Golfe – soit les recettes provenant de l’extérieur du territoire desquelles on a soustrait les dépenses extra-locales – était ainsi d’un peu plus de 7 millions d’euros. À titre d’exemple, un festival aussi célèbre que le Hellfest affichait en 2015 un total de 19,5 millions d’euros de dépenses réalisées sur le territoire pour 5,28 millions d’impact économique, un résultat assez proche de la saison 2016-2017 du Football Club de Lorient.

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