Rebel le fantôme

Rebel
© SeaOwl 

Le télétravail se développe même en mer. Dans la rade de Toulon, le 11 septembre dernier, le VN Rebel manœuvrait avec succès, sans équipage à bord. Ce navire de 80 mètres était téléopéré via satellite par des marins installés dans des bureaux en région parisienne, à 800 kilomètres de distance.

Une opération de communication rondement menée par l’entreprise SeaOwl, qui a développé les systèmes permettant le pilotage du navire à distance et qui a reçu de la ministre de la Mer, après quatre ans de recherche et développement, aussi bien pour l’aspect technique que pour la conformité réglementaire, le premier permis de navigation téléopéré – hors domaine militaire.

Le projet ROSS – pour Remotely Operated Service at Sea, « Service en mer téléopéré » –, dont le budget avoisine 13 millions d’euros, est en partie financé par des investisseurs publics dont le Programme d’investissement d’avenir et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. VN Rebel est utilisé comme outil de démonstration et de validation car SeaOwl a pour vocation de construire ses propres unités et de développer et commercialiser un nouveau type de navires de service, pilotés depuis la terre par des officiers de la marine marchande. M. C.

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