Mon corps-mort et moi, c’est pour la vie

© Cécile Pérès

Les herbiers de zostères, herbes marines à fleurs – non, ce ne sont pas des algues ! – constituent un milieu essentiel à la reproduction de nombreuses espèces marines. Le hic, c’est qu’ils se développent de préférence sur les fonds sableux et sablo-vaseux du littoral… mouillages de prédilection pour les bateaux. Or les zostères sont très sensibles au ragage des chaînes de mouillage et au labourage des ancres… L’installation de corps-morts apporte une réponse partielle en concentrant les dégâts, mais elle ne règle pas le problème.

Dans le bassin d’Arcachon, où plus de cinq mille mouillages ont été recensés, le Parc naturel marin, la mairie de Lège-Cap-Ferret et la société ETM, de Gujan-Mestras, expérimentent cette année un système de mouillages où la gueuse est remplacée par une ancre à vis, façon tire-bouchon, plantée dans le sol et reliée à la surface par des câbles maintenus au-dessus du fond grâce à une bouée intermédiaire, sans frotter sur les fonds marins. Si ce système fait ses preuves, il pourrait être industrialisé, gageant de pratiques plus respectueuses des fonds ; il a aussi l’avantage de réduire de près d’un tiers le rayon d’évitage des mouillages.

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