Les dernières heures de la Minerve

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Le contre-amiral Jean-Louis Barbier, ancien sous-marinier et expert de justice auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, a remis les conclusions de son étude sur la perte du sous-marin d’attaque la Minerve au large de Toulon en 1968 avec ses 52 hommes. Ses conclusions « [qui] ne prétendent pas détenir la vérité absolue », reposent sur l’analyse des films réalisés par la société Ocean Infinity en juillet 2019 et des heures de vidéo de l’épave et du champ de débris par des caméras embarquées sur le sous-marin Limiting Factor en février 2020, ainsi que sur les observations visuelles du contre-amiral, qui était à bord.

Les causes les plus probables de l’accident seraient liées à une voie d’eau survenue lors de l’immersion périscopique alors que le sous-marin naviguait au schnorchel. Plutôt que celle d’une avarie mécanique, l’analyse privilégie l’hypothèse d’une collision avec un bâtiment de surface ayant brisé le dispositif  : « les observations visuelles montrent […] que le tube d’air et le périscope d’attaque ont été arrachés de leur fût, que la partie supérieure du massif a été arrachée, faits qui ne sont pas des conséquences de l’implosion de la coque, mais sont dus à une collision. La collision a endommagé le tube d’air et le clapet de tête, entraînant une voie d’eau. »

Hervé Faure, le fils du commandant de la Minerve, coauteur du livre Retrouver la Minerve (Éd. Konfident, 2020), précise que « cette expertise reste la seule réalisée depuis la découverte de l’épave. » Nathalie Couilloud

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