La vogue des St Ayles Skiffs

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Les yoles des Shetland (CM 48) ont beau se faire rares dans leurs îles d’origine, leurs qualités ne cessent d’inspirer concepteurs et constructeurs de voile-aviron. En témoignent les yoles de Ness construites en mélèze et en chêne par Gerd Löhmann pour Le Chasse-Marée voici plus de trente ans (CM 68), répliques d’un bateau de 1905, toujours aussi vaillantes, mais également les unités de conception moderne, comme celles qu’ont produites les Charpentiers réunis de Cancale, en contreplaqué marine et sandwich de polyuréthane, dans les années 1990 (CM 74), ou, depuis 2009, le St Ayles Skiff, dessiné par l’architecte Iain Oughtred, australien de naissance et écossais d’adoption (CM 41). Ce bateau à clins de contreplaqué collé époxy de 6,70 mètres porte le nom du port d’Écosse où le premier exemplaire a été construit, et il est proposé en kit, ce qui rappelle ses ancêtres, importés de Norvège en pièces détachées, et montés en série dans les Shetland…

Plus de deux cent cinquante St Ayles Skiffs ont été construits à ce jour. Ces bateaux se prêtent bien à la construction par les amateurs, et ils font d’excellents bateaux d’aviron pour quatre nageurs et un barreur, comme en atteste la vitalité de la série qui a même ses championnats du monde depuis 2013… Le virus a en effet gagné le reste de l’Écosse, l’Angleterre, les Pays-Bas, les États-Unis et l’Australie, et maintenant la Vilaine… À La Roche-Bernard, une équipe a lancé son premier St Ayles Skiff en 2016 (CM 283). Ce bateau, Skiffig Breizh, est mis à la disposition de l’association Aviron traditionnel de Vilaine maritime, qui n’a pas tardé à mettre une deuxième unité en chantier, en novembre dernier. Elle espère faire des émules dans tous les ports de la Vilaine et y organiser un rassemblement international de St Ayles Skiffs dès l’été 2020. •

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