La renaissance de Marie-Madeleine

Marie-Madeleine
© Patrice Mabire

La mise à l’eau de la vaquelotte Marie-Madeleine (CM 164), construite en 1919 au chantier Lecannelier à Barfleur, est prévue pour le printemps à venir, dans le port de Saint-Valéry-en-Caux. Après dix-huit ans de restauration sur son temps libre, principalement en fin de journée et le samedi, au chantier du Musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen, le charpentier de marine Patrice Mabire se réjouit de voir bientôt flotter son voilier.

« Après avoir tout démonté, je n’ai gardé que la quille et quelques bordages. C’est presque une reconstruction. J’ai redessiné tous les plans de forme et de charpente, les emménagements et le gréement, en me référant au relevé de formes et à des plans déjà existants de vaquelottes », explique-t-il. En effet, la Marie-Madeleine qu’il a récupérée « ne ressemblait plus du tout à une vaquelotte, après avoir été rehaussée sur l’avant, sans doute pour parer les vagues suite à l’installation d’un moteur. » Comme à l’origine, les pièces principales – étrave, quille, étambot, tableau, couples – ainsi que les trois virures principales – préceinte, galbord et virure de bouchain – ont été fabriquées en chêne ; les autres pièces sont en résineux.

Marie-Madeleine, précise Patrice, « est une des deux vaquelottes construites au chantier de Louis Lecannelier encore existantes. La seconde est exposée, à l’état d’épave, au musée de Tatihou ; Marie-Madeleine sera donc la seule navigante, et cette spécificité me tenait à cœur. »

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