Histoire des yachts en fer nantais

Yacht nantais
Arlequin, cotre à dérive de 12 tonneaux d’une longueur à la flottaison de 15,15 m, construit chez Oriolle en 1889. © Coll François Puget

Cela fait vingt ans que François Puget, l’un des pères fondateurs du Chasse-Marée, écume les archives et les albums de familles pour reconstituer en mots et en images cette Histoire des yachts en fer, lancés à Nantes entre 1850 et 1902. Le livre qui paraît aujourd’hui chez Locus Solus est le beau fruit de cette recherche. L’historien de la plaisance nous y présente bien sûr le contexte local. Au mitan du XIXe siècle, les chantiers navals nantais construisent des coques en fer pour les grands voiliers de charge, mais ce matériau n’est guère utilisé en plaisance, sinon pour de très grands yachts
de course dont seulement une douzaine d’unités seront lancées avant 1890. Le fait que quatorze voiliers de régate en fer aient été mis sur cale dans les chantiers nantais durant cette période est donc en soi remarquable. Néanmoins, nombre de ces unités étaient tombées dans l’oubli et le mérite de l’auteur est grand d’en avoir retrouvé la trace et reconstitué le sillage. Le plus ancien, Hirondelle, était un « flat-boat » à dérive lancé en 1858 chez Dubigeon ; le plus grand, Arlequin, un cotre à dérive de 12 tonneaux d’une longueur à la flottaison de 15,15 m, construit chez Oriolle en 1889. La plupart de ces bateaux ont aujourd’hui disparu. De cette belle flottille il reste trois unités – Viviane (1859), Vezon (1887) et Vétille (1893) – dont, sans chauvinisme, le Nantais qu’est François Puget nous informe qu’elles sont aussi les plus anciens voiliers de plaisance français.

Yachting, histoire des yachts en fer – Nantes 1850-1902, éd. Locus Solus, 206 p., 23.

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