Despujols Grand Sport n° 2484

Canoë, périssoire, yole, dériveur, vapeur… Depuis près de trente ans, Sequana touche à tout et c’est aujourd’hui autour d’un runabout français que s’est réunie son équipe.

sequana despujols
© Sequana

Le mois dernier, l’association catovienne a en effet lancé la restauration d’un Despujols Grand Sport, une unité construite en 1960. « Ce chantier a été créé à Arcachon en 1905 par Jean-Victor Despujols (1879-1955), explique Séquana avant de rapidement déménager à Neuilly-sur-Seine sur l’île de la Jatte. » Quand la navigation de plaisance se démocratise, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le chantier Despujols se lance dans la construction en série de petits runabouts dotés de moteurs d’automobiles françaises (Renault, Peugeot) ou de motorisations américaines voire allemandes. La gamme est basée sur deux coques, l’une de 5,04 m et l’autre de 6,20 m, déclinées en trois modèles, Éden-Roc, Palm-Beach et Grand Sport. Ce dernier, le plus luxueux, présente un seul cockpit (à trois places) en avant du compartiment accueillant le moteur et les réservoirs, auquel on accède par deux larges capots de pont.

En 2014, Sequana fait l’acquisition du Grand Sport n° 2484 construit une dizaine d’années avant que le chantier Despujols ne cesse son activité avec plus de deux mille unités à son actif. Une décennie plus tôt, ce bateau avait été acheté sans moteur par un antiquaire qui avait entamé sa restauration, avant de jeter l’éponge, conscient qu’il ne pourrait la mener à son terme. Le runabout est alors acheté par Sequana. Dès lors, l’association s’est mise en quête de toutes informations pour mener à bien le projet, un chantier « lourd ».

Côté coque, il faut revoir le varangage, réinstaller une carlingue, reconstruire les fonds (deux plis croisés), le tableau en bois moulé, le pont, le bordé en acajou…

La sellerie doit aussi être refaite et l’accastillage rechromé. Il faut également réaliser une nouvelle installation électrique et trouver un des trois moteurs historiquement compatibles, à savoir un Chrysler V8 de 177 ch, un BMW V8 de 150 ch ou un Penta-Bolinder’s de 130 ch. Le chantier, qui se déroulera à la Gare d’eau de Chatou, est prévu pour durer entre dix-huit et vingt-quatre mois. Pour boucler le budget (23 500 ), l’association recherche des mécènes.

Un financement participatif a également été lancé par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine.

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