Arrêt technique majeur pour l’Étoile

© Mélanie Joubert

Après le remplacement de l’étambot de la Belle Poule en 2017 (CM 287), le chantier du Guip a travaillé ces derniers mois sur l’Étoile. Les préceintes et certains bordages ont été changés, ainsi qu’un tiers des jambettes, plusieurs membrures et la lisse de pavois. « Nous avons eu la chance de travailler avec des chênes de deux ou trois cents ans d’âge, très longs de fibres, dont un arbre qui a été planté sous Colbert, justement pour la Marine », explique Yann Mauffret, le patron du chantier. Le safran et le mât de hune ont également été refaits.

Vingt charpentiers se sont relayés sur ce chantier, ainsi que plusieurs techniciens de l’entreprise Navtis, qui a pris en charge les travaux de peinture, soudure, tôlerie, tuyauterie, mécanique et électricité. Le guindeau, récupéré sur un dragueur américain en 1948 et passé depuis en hydraulique, a été complètement remis en état : un défi, puisque les pièces ne se font plus. Un tronçon de ligne d’arbre a été changé tandis que les caisses à gasoil en acier ont été refaites en Inox. Pendant ce temps, l’équipage a assuré l’entretien du gréement, des superstructures et des fonds du bateau. Fin mai, au terme de dix mille heures de travail pour le Guip et deux mille heures pour Navtis, la goélette a repris la mer sous le commandementde Dimitri Level.

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