Skol ar Mor : Sept d’un coup !

Skol ar Mor
© François Vivier

Le 8 août dernier, à Mesquer, en Loire-Atlantique, c’est sous un grand soleil et par une faible brise que l’école de charpente de marine Skol ar Mor (CM 293) a lancé ses nouveaux bateaux, manière de clore, juste après la remise des diplômes, la formation de ses deux promotions d’élèves.

Sous le regard d’un public large, six des sept embarcations, manœuvrées par les étudiants, ont fait leurs premiers ronds dans le port de Kercabellec, à la voile ou au moteur. Une seule mise à l’eau ayant pu se faire cette année, en raison de la crise sanitaire, les deux cursus de formation – cap de charpentier de marine et certification professionnelle de niveau IV (niveau brevet professionnel) – se sont partagé la cale. C’est aux élèves de cap, pour lesquels l’enseignement dure une année, que l’on doit trois des quatre plans Vivier lancés ce jour-là, deux Ilur (CM 38) et un Kerisper, canot à clins motorisé de 5 mètres. Les formateurs ayant à cœur de varier leurs constructions, même les deux Ilur ne peuvent pas se confondre : l’un est construit en petites lattes et gréé en canot à misaine (4), tandis que le second, à clins, est gréé en yawl au tiers avec un tape-cul (5). Quant au Kerisper (3), canot simple et robuste, il a été construit de manière traditionnelle, en chêne massif pour la charpente et en pin maritime pour le bordé. Si ces trois plans Vivier ont déjà trouvé preneurs, ce n’est pas le cas de la bette (1) sur plan Jules Vence également construite par les élèves du cap. Ce canot traditionnellement utilisé pour la pêche côtière entre Gruissan et Marseille restera basé à Mesquer, où il servira de support de navigation pour l’école de charpente.

Les étudiants de la certification professionnelle de niveau IV, dont la formation se déroule sur deux ans avec un référentiel propre à l’école, validé par le Ministère du travail, ont quant à eux lancé deux bateaux dont un canot chausiais (CM 258), Super copain (6), acquis pour le prix de la matière première par un des élèves qui en avait retrouvé et redessiné les plans. Ils ont également mis à l’eau un Diben 23 (2), nouveau plan Vivier conçu à la demande d’un particulier qui souhaitait un cotre des Glénans modifié – inspiration désormais lointaine au vu du résultat. Long de 7 mètres et gréé en cotre à corne, le Diben 23 – aujourd’hui à vendre – est construit de manière traditionnelle, même si un peu de bois moderne est présent avec certains couples en lamellé-collé d’iroko et un pont en contreplaqué.

Enfin, un runabout (7) était aussi présent sur le terre-plein ce jour-là, plan de Nelson Zimmer et John Hacker commercialisé par la revue WoodenBoat, mais il n’a pas été lancé, son moteur électrique n’ayant pas été installé. Il sera basé à Quimper et servira à faire découvrir la navigation à des personnes en situation de handicap. M.C.

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