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Les Vezo entretiennent généralement de bonnes relations avec leurs
voisins appartenant à d’autres ethnies parce qu’elles sont
complémentaires de la leur.
En effet, la plupart des Vézo sont pêcheurs
et ne cultivent pas la terre, alors que leurs voisins sont
majoritairement agriculteurs.
Les échanges entre produits de la terre
et produits de la mer représentent ainsi l’essentiel du commerce local.
Au Nord de Tuléar, sur plus d’une centaine de kilomètres, la côte et
les terres agricoles sont séparées par une forêt très inhospitalière
dont la largeur atteint par endroits une cinquantaine de kilomètres.
Les Mikea vivent dans cette forêt, et surtout à sa lisière, près de la
côte.
Il existe ainsi une forte affinité entre le Vezo et le Mikea, que
Bernard Koechlin décrit comme le “correspondant terrien du marin Vezo”.
Dans le passé, les Mikea, par leur connaissance de la forêt, ont été
très utiles aux Vezo qui recherchaient du miel ou du bois de farafatse.
La plupart des ombiasy, les devins guérisseurs, pratiquant dans les
villages vezo étaient mikea.
A lire dans les anciens numéros du Chasse-Marée :
n° 160 : les goélettes bretonnes de Madagascar

n° 184 : la pêche à la tortue chez les Vezo de Madagascar
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