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Concours Mémoire des Ports d'Europe

Mémoire des Ports d'Europe
Association pour la préservation des héritages maritimes et fluviaux 

Les buts
Le concours « Mémoire des ports d’Europe » a pour but d’encourager l’ensemble des communes d’Europe et des pays voisins, possédant sur leur territoire un port maritime ou fluvial, à inventorier, étudier, préserver, mettre en valeur leur patrimoine portuaire. Un héritage trop souvent négligé, alors que jamais le risque de la « banalisation » des espaces littoraux européens n’a été aussi grand.
L’objectif global du concours est de contribuer à une réelle prise en compte du patrimoine historique portuaire dans les politiques d’aménagement et de développement culturel des façades maritimes européennes. Il a pour ambition d’être le déclencheur d’actions novatrices, d’envergure locale, régionale ou internationale, réalisées dans le but de construire, dans chaque port d’Europe et quelle que soit sa taille, un patrimoine vivant, identitaire et culturel à la fois spécifique à chaque lieu et commun à l’ensemble de la tradition maritime européenne. Cette réappropriation de la mémoire ne peut manquer d’avoir des retombées économiques pour les communes en termes d’image et de tourisme culturel.

Un label européen

Chaque participant au concours devra soumettre au jury avant le 31 mai 2012 un dossier présentant l’ensemble de ses réalisations. Les dossiers primés déboucheront sur l’obtention d’un label européen « port patrimonial », qui sera remis à l’été 2012 lors d’une grande fête maritime internationale, où une grande exposition et un colloque permettront la présentation des projets à un très large public et aux média. Comparable en cela au « pavillon bleu », ce label sera réévalué périodiquement pour tenir compte du suivi des efforts consentis, et de la réalisation des programmes dont certains sont obligatoirement à moyen ou à long terme.

Les origines
Le concours Mémoire des ports d’Europe se situe dans la lignée des quatre précédents concours du Chasse-Marée:
- 1992 « Bateaux des côtes de France » : cent vingt bateaux représentatifs des divers ports français restaurés ou reconstruits de manière authentique pour naviguer.
- 1996 « Patrimoine des côtes et fleuves de France » : sept cents projets concernant tous les domaines du patrimoine maritime, lacustre et fluvial non navigant. La restauration intégrale de deux moulins à marée a notamment été primée.
- 2000 « Défi jeunes marins 2000 » : près d’une quarantaine de yoles-écoles construites en Europe et en Amérique du Nord, sur le modèle du plus ancien bateau français existant – la yole dite de Bantry conservée en Irlande depuis 1796 –, afin de transmettre les savoir-faire marins aux jeunes générations, notamment aux plus défavorisées.
- 2008 « Mémoire des Gens de mer et de rivière du XXe siècle » : des centaines de récits de vie et de collectages oraux de marins et de mariniers ayant connu les grands bouleversements techniques et sociaux de cette période au cours leur carrière maritime.


Organisation et partenaires
Le concours est organisé par l’association Mémoire des ports d’Europe présidée par Bernard Cadoret, fondateur du Chasse-Marée, en collaboration avec la revue Le Chasse-Marée et « European Maritime Heritage ». L’EMH est une organisation internationale fédérant les initiatives patrimoniales maritimes servant d’interface avec les instances de décision de la Commission européenne. Gérard d’Aboville, président de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial est le premier parrain de ce nouveau concours ; la FRCPM Bretagne soutient également ce projet.
De grandes entreprises de dimension européenne viendront prochainement les rejoindre.


Qui peut concourir ?
Le concours est ouvert à tous :
- simples particuliers ;
- communes et collectivités publiques diverses ;
- associations, la création d’une nouvelle association fédérant les initiatives existant déjà au niveau local et travaillant en liaison avec la mairie ou la communauté de communes est une voie qui semble indiquée ;
- établissements d’enseignement et de recherche, centres d’archives, entreprises ;
- entreprises, sociétés d’économie mixte ;
- tous les pays européens et pays voisins (par exemple : Russie, Ukraine, Turquie, Maroc…), ou régions ayant entretenu historiquement des rapports maritimes forts avec des ports européens, comme l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Australie, etc.


Les catégories du concours

Deux grands types de structures portuaires feront l’objet de classements distincts :

1- Les ports historiques
Diverses catégories distingueront les ports, en fonction :
- de leur taille : du simple escalier creusé dans le roc, du petit étier, ou du perré fluvial, au grand ensemble portuaire de dimensions internationales ;
- de leur vocation qui a souvent évolué au fil du temps : pêche, transport de passagers ou de marchandises, militaire, plaisance, etc.
Un dossier global regroupant diverses initiatives sur une même commune portuaire pourra aussi être présenté ; des réseaux de petits ports (estuariens par exemple) pourront aussi se constituer.
Le patrimoine pris en compte peut être :
- matériel : patrimoine naturel, artisanal, industriel, militaire, balnéaire;
bâti à terre ou en mer, flottant ou naviguant ; à base d’archives et iconographique ;
- immatériel : fêtes et traditions, savoir-faire artisanaux, mémoire orale, etc.
L’authenticité des restaurations ou reconstructions et la pertinence des réutilisations seront des critères de jugement.

2 - Les ports récents, ou en projet
Pour ces ports, souvent voués à la plaisance, la qualité architecturale des installations et celle de l’environnement paysager, le choix des matériaux, la qualité écologique (gestion du milieu biologique, de l’espace et du temps d’utilisation des bateaux, réversibilité du projet, etc.), ainsi que la dimension culturelle et patrimoniale reliant le nouveau port à la mémoire des lieux, seront considérés.
Dans tous les cas de figure, les mesures socio-économiques permettant à la population locale souvent issue d’une longue tradition maritime de pouvoir continuer à vivre et travailler près des espaces portuaires seront tout spécialement appréciées.

Pour éviter de trop orienter ou de tronquer artificiellement la typologie des projets, les candidats sont invités à définir eux-mêmes en quelques lignes la catégorie dans laquelle ils souhaitent concourir. Ils préciseront le type de patrimoine, son époque, sa surface ou sa dimension, le nombre d’habitants de la commune et la vocation de son port. Les organisateurs se réservent la validation des catégories définitives en fonction de la répartition des projets reçus.

Un point commun incontournable
L’accueil et la mise en valeur des bateaux du patrimoine dans le cadre des structures portuaires réhabilitées seront un critère incontournable du classement :
gratuité, qualité des installations, de la présentation culturelle, convivialité des animations, etc.

Seront également prises en compte :
- la présence de bateau(x) représentatif(s) de l’histoire maritime locale (existant ou en projet), et de structures aptes à les faire naviguer ;
- l’existence de chantiers et d’artisans pouvant intervenir sur des unités d’intérêt patrimonial, celle de centres d’interprétation, de musées, d’associations, de structures aptes à mener une recherche, de la simple collecte individuelle à un programme de recherche universitaire.


Un stade important du concours, fin mai 2012
Une solide étude programmatique, richement illustrée, fondée sur une fouille archéologique, une recherche en archives et/ou une collecte orale, présentant les bases du projet mis sur pied pour chaque concurrent, devra être envoyée aux organisateurs fin mai 2012.




L'édito du Chasse-Marée N°211 de Janvier 2009

 
La mémoire des ports, Chasse-Marée 211

 En clôturant, lors des dernières fêtes maritimes de Brest, le colloque consacré à la Mémoire des marins du XXe siècle, Bernard Cadoret avait fait part de la proposition émise par des personnalités réunies autour de Jean-René Donguy de lancer un grand concours incitant les ports à sauvegarder et mettre en valeur leurs patrimoines maritimes et fluviaux. Trois mois plus tard, c’est ainsi que l’association Mémoire des ports d’Europe* est née à Douarnenez.
Cette nouvelle structure aura donc pour but essentiel de mettre en oeuvre ce projet, qui se situe dans la lignée des quatre précédents concours du Chasse-Marée: Bateaux des côtes de France(1992), Patrimoine des côtes et fleuves de France (1996), Défi
jeunes marins (2000) et Marins des côtes et fleuves de France (2008). Chaque port européen, du plus petit au plus grand – plusieurs catégories sont prévues –, est ainsi invité à constituer un dossier le présentant. Deux grandes sections sont d’ores et déjà prévues, les ports “de travail” ou militaires et les ports de plaisance. Les premiers sont invités à présenter leur patrimoine bâti, leurs équipements préservés, leurs éventuels cimetières de bateaux, leurs chantiers navals, les bateaux du patrimoine qu’ils accueillent, leurs musées, etc. Les seconds peuvent concourir également selon ces critères, mais ils devront aussi mettre en avant d’autres points comme la qualité de leur insertion dans la ville ou le paysage, leurs soucis environnementaux, leur convivialité… Par ailleurs, des projets originaux pourront aussi être proposés.
La présentation des dossiers au public et la remise des prix sont prévues en 2012. L’enjeu: créer un réseau européen de ports qui renforcera l’image et l’attractivité de ceux qui sont attentifs à la valorisation de leur patrimoine et de leur culture maritime. À terme, un label attribué sous l’égide des associations

 Mémoire des ports d’Europe et European Maritime Heritage – qui s’est proposée comme coorganisatrice –, pourrait pérenniser la démarche engagée.
Gérard d’Aboville est le premier parrain de ce nouveau concours. Alors que le président de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial dresse aujourd’hui un premier bilan du statut des BIP qu’il a créé (lire page 11), il retrouve ici son nouveau cheval de bataille: l’accueil des bateaux du patrimoine dans les ports. “Bien des gestionnaires de bateaux du patrimoine ont de plus en plus de mal à équilibrer leur budget et les frais portuaires sont une dépense importante dans leurs frais d’exploitation, alors que les ports et villes portuaires sont les premiers à tirer parti de leur présence, écrit-il. Certains ports le comprennent enfin – La Roche-Bernard, La Rochelle, Collioure, Canet-en-Roussillon, Sanary…–, qui les regroupent et leur proposent des tarifs attractifs. Notre concours doit contribuer à généraliser cette prise de conscience.”
Alors qu’en Europe on songe à sauvegarder la mémoire des ports, c’est un tout autre combat qui est mené en Asie centrale, et plus précisément à Aralsk où il s’agit tout simplement … de faire revenir la mer. Depuis quatre ans, grâce à un barrage construit au Kazakhstan, la partie Nord de la mer d’Aral a reconquis cinquante pour cent de la surface qu’elle avait perdue avec la politique d’irrigation initiée dans les années cinquante. Le port d’Aralsk, dont la mer s’était éloignée de cent kilomètres, devrait voir le pied de ses quais baigner à nouveau d’ici quelques années. Là aussi, un port va retrouver sa mémoire…

 Gwendal Jaffry

L'association peut être contactée par courriel à l'adresse
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Concours Mémoire des Ports d'Europe

Ce concours propose à chaque port européen, quelque soit sa taille et son importance, de présenter d’ici quatre ans un dossier sur ses réalisations.
On distingue :


1. Les ports historiques (ports de pêche et de commerce)
Ceux-ci peuvent être divisés en trois catégories selon leur taille :
    • Très petits ports de moins de 2 000 habitants
    • Petits ports entre 2 000 et 30 000 habitants
    • Ports de plus de 30 000 habitants
On peut aussi envisager la participation d’un groupement de petits ports, dans un estuaire par exemple.
    • Les ports militaires
    • Les ports de plaisance


Les principaux critères pour participer au concours sont les suivants :


• Les ports historiques

Patrimoine bâti :
    - Quartier portuaire ancien ou partiellement ancien ayant conservé son caractère ou centre bourg ancien restauré ou en bon état.
    - Installations portuaires patrimoniales restaurées et entretenues ou équipements typiques en bon état (digue ancienne, cale, phare, moulin à marée, jetée, cale sèche).
    - Présence et préservation d’un cimetière de bateaux.

Patrimoine flottant :
    - Présence de chantiers de construction navale traditionnelle bois ou fer.
    - Présence, construction ou restauration d’un ou plusieurs bateaux liés à l’histoire     maritime ou fluviale régionale. Armement régulier de ces navires.
     - Présence d’une école de voile incluant apprentissage traditionnel (godille, matelotage, etc.) et navigation sur voiliers traditionnels.


Patrimoine immatériel :
    - Musée ou écomusée maritime, centre d’expérimentation.
    - Fête maritime à vocation culturelle, pardon, régates ou autres événements festifs en lien avec l’histoire maritime locale.
    - Programme d’inventaire, de collecte et de promotion du patrimoine immatériel des gens de mer et de rivière (traditions, histoire, chansons, mémoires et iconographie).
    - Médiathèque recueillant ces archives publiques et privées.

• Les ports militaires

    - Bâtiments anciens conservés, utilisés et en bon état
    - Equipements anciens conservés (cale sèche, grues, etc)
    - Bateaux anciens conservés
    - Musée et centre d’archives.

Chacune de ces rubriques peut être remplacée par un contre-projet. Par exemple :
    - Restauration d’un élément patrimonial important : halle à marée, entrepôts, phare, jetée, remorqueur, drague, pilotine…
    - Reconstruction à l’identique d’un bateau important de la région.

• Les ports de plaisance

Aménagements :
    - Insertion dans la ville ou le paysage
    - Réversibilité du site (possibilité de changement d’utilisation)
    - Absence ou présence de programme immobilier ; si présence, qualité et adéquation à l’environnement
        - Type de parking
        - Accès à la mer
        - Insertion de bâtiments patrimoniaux : phare, moulin à marée, vieux quais, phare, balisage.

Equipements :
    - Equipements respectant l’environnement : autonomie énergétique, chauffe-eau solaire, capteurs voltaïques, récupération des eaux noires
    - Propreté du plan d’eau
    - Type de pontons : bois ou plastique
    - Accessibilité pour les visiteurs (accès libre, barrière, code d’accès, etc)
    - Gestion renouvelable de l’eau : aire de carénage alimentée par les eaux de pluie récupérées à partir des toits et aussi du parking, possibilité d’utiliser l’eau de mer pour les karchers.

Convivialité :
    - Regroupement des bateaux traditionnels, des yachts classiques
    - Tarif spécial pour les bateaux traditionnels
    - Gestion conviviale du port
    - Présence de bistrots et de petits commerces à proximité.

Le concours distinguera les ports attentifs à la valorisation de leur patrimoine et de leur culture maritime et fluviale. Dans le dossier présenté par chaque concurrent, de multiples critères adaptés à la taille du port pourront être pris en compte. Un label, attribué sous l’égide des associations Mémoire des Ports d’Europe et European Maritime Heritage, pourrait à terme pérenniser la démarche engagée par ce concours.

 

Vous pouvez d'ores et déjà télécharger le bulletin d'inscription en cliquant ici (ou ici en version anglaise ). Il vous suffira alors de l'imprimer, de le compléter et de le retourner au siège de l'association.

 

 

 

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