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briot.jpg Claude BRIOT

Chercheur en histoire des transports maritimes Le Havre

 

 

 

 

 

 

 

Son témoignage :

Pour l’hommage aux Gens de Mer, de Port et de Rivière,

Pour les rassemblements de grands voiliers,

Pour que « l’homme libre toujours chérisse la mer »

Pour la Transat Jacques Vabre sur la route des clippers du café,

Pour les fêtes maritimes authentiques sur tout le littoral,

Pour les chants de marins recontextualisés,

Pour une vraie culture maritime et non reflet pâle,

Pour le patrimoine naval civil préservé.

Merci Chasse-Marée.  

 

23 octobre 2007.

 

    La revue du Chasse-Marée, je l’ai d’abord achetée au numéro selon mes sujets d’intérêt, notamment pour les articles richement illustrés concernant l’histoire des transports maritimes. Et puis je me suis abonné à partir du n° 68. Je la reçois toujours par la Poste sans problème de distribution. L’abonnement par tranches de deux ans réduit le coût d’une façon appréciable.

      Passionné par l’histoire maritime de ma cité portuaire, Le Havre, où les bombardements de 1940 et 1944 ont enfoui le passé sous des mètres de gravats arasés par les bulldozers pour édifier, sur  ces ruines encore fumantes, une ville de béton anonyme et froide mais neuve et fonctionnelle. De cette table rase, il ne restait quasiment plus de patrimoine maritime historique bâti hormis les Docks Vauban et la Maison de l’Armateur… comme si rien ne s’était produit au Havre  avant Perret.

     Et pourtant, du Havre est parti Verrazano en 1524 pour la découverte de New-York et de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Champlain a traversé l’Atlantique Nord  douze fois pour la fondation de Québec ; en 1604 son départ a eu lieu du Havre. Le capitaine corsaire havrais Michel Dubocage est à l’origine de l’attribution à la France de l’île Clipperton (aujourd’hui  425 000 km² en plein Pacifique Nord) et a négocié le premier traité maritime commercial  avec les Chinois d’Amoy en 1711.

     C’est encore un havrais, d’Après de Mannevillette, hydrographe de la Compagnie des Indes, qui le premier utilisa l’octant anglais à réflexion pour calculer la longitude en mer dès 1749 et sortir l’hydrographie d’un certain flou artistique. Et combien d’autres grands navigateurs (Guillaume Le Testu, Jacques De Vaux …)  enfouis  sous les décombres d’où seule la recherche historique approfondie peut les exhumer.

    Après un galop d’essai avec une cinquantaine de chroniques malhabiles dans l’hebdomadaire Le Marin, Bernard et Michèle Cadoret nous ont accueillis  au Chasse-Marée avec enthousiasme, encouragés à approfondir nos recherches, mis en contact avec François Renault (quand je dis nous je parle du tandem Briot). Clippers Français en 1993 et Cap-Horniers français tome deux en 2003 sont le fruit de cette collaboration entre passionnés de la même thématique. La recherche historique sans publications est stérile.

   Mais qu’il est difficile de récolter de riches moissons quand on sème sur des terres ingrates !
Ce n’est seulement que cette année 2007, par exemple,  que la  Transat Jacques Vabre découvre son fondement historique : la route des clippers du café du Brésil au XIXe siècle. Mieux vaut tard que jamais. Merci à Isabelle Autissier pour son émission In Extrémis « Clippers contre vapeurs »  l’été dernier sur France-Inter.

   Nos parents avaient coutume de dire « on ne peut pas être au four et au moulin ». La recherche historique et sa transformation en publications sont dévoreuses de temps. Par ailleurs  comment émerger aujourd’hui dans une masse d’informations hyper médiatisées,  la forme dominant le fond ?  Comme beaucoup d’autres, et l’expérimentant moi-même, je pense qu’Internet peut-être la solution à une plus large diffusion de cette recherche.

Le Havre 24 octobre 2007

 

sa biographie : 

1937 : Naissance au Havre : fils d'un ancien terre-neuva breton devenu matelot à la Transat.
1954 : Ecole d'Apprentissage Maritime au Havre, filière "Pont" puis jusqu’en 1957  embarquements chez  Delmas Vieljeux comme novice, matelot léger et matelot.
1957/1958 : Incorporé d'office dans la 2e  Demi-Brigade de Fusilliers Marins. Envoyé en Algérie  où il obtient la Croix de la valeur militaire.
1962 à 1970 : élève officier pont chez Delmas-Vieljeux   puis lieutenant sur divers liberty-ships (les derniers vapeurs français) reconvertis en grumiers. 
1970 : Cours de capitaine côtier à Paimpol   puis embarquement comme second-capitaine au cabotage pétrolier à la Citerna Maritime. La crise de la Marine Marchande avec son cortège de licenciements économiques et des raisons familiales le conduisent à envisager sa reconversion à terre.
1971 : Concours d'Etat de Lieutenant de Port et entrée à la Capitainerie de Dunkerque. Syndicaliste Cgt aux Ports et Docks  puis  mutation à la Capitainerie du Havre en 1974
1975 à 1997 : Délégué national des Officiers de Port et Officiers de Port Adjoints
Fonde la Commission Fédérale Technique OP-OPA au sein de la Fédération Nationale des Ports et Docks Etude de l'histoire  du métier pour une réforme de ses statuts avec   son épouse, travail à l'origine des fêtes du Bicentenaire de la profession en 1991.
1999 : Chevalier du Mérite maritime
2000  à 2005 : Président du Centre Havrais de Recherche Historique CHRH
2004 : Participation à la grande exposition Normandie-Amérique au Prieuré de  Graville .
Depuis 2006 : Interventions au Musées  Historiques du Havre et au CHRH 

 

sa bibliographie : 

  • L'Histoire des Officiers de Port de Commerce, Editions Charles Corlet, 1989 
  • Clippers français, Editions Chasse-Marée, 1993 : fondement historique de la route du café au XIXe siècle : Havre - Rio de Janeiro devenue la Transat Jacques Vabre Le Havre - Carthagène puis Salvador de Bahia. (Grand Prix de l'Académie de Marine en 95)
  • Le voyage du Havrais Michel Dubocage : découverte de Clipperton (devenue française grâce aux journaux de bord des capitaines  Michel Dubocage et Martin de Chassiron, preuves de l'antériorité de la découverte et pièces essentielles lors de l'arbitrage international en 1930). Inauguration  des relations maritimes commerciales avec la Chine en 1711 (probablement le premier traité commercial maritime franco-chinois négocié à Amoy lors de ce voyage)
  • Les frères Bossière aux îles Kerguelen : Affirmation et maintien de la présence française dans les TAAF grâce à la concession de ces deux armateurs Havrais aux îles Kerguelen, Saint Paul et Amsterdam pour leur mise en valeur par la pêche et l'élevage du mouton. Le patrimoine historique des TAAF est redécouvert, un conservateur a été nommé…sans parler d'un sujet qui fâche les syndicalistes…le pavillon bis de Port aux Français. 
  • Les grands voiliers havrais du nickel : Quand l'Etat soutenait sa flotte de commerce
  • Le Havre à la Belle Epoque, le port dans la ville. Ouvrage plaidoyer pour une redynamisasition des bassins du Commerce et du Roi par la remise en état de l'écluse Notre Dame.
  • Cap-Horniers français Tome 2,  en collaboration avec son épouse Jacqueline et François Renault, Editions du Chasse-Marée
  • De la Seine au Saint Laurent avec Champlain, 2004. Sur 12 traversées transatlantiques effectuées,  Champlain est parti cinq fois d'Honfleur et deux fois du Havre dont le départ de 1604. Champlain : une histoire commune aux deux rives de l'Estuaire de la Seine…pour une grande métropole de la mer à l'échelle européenne


Retrouvez cette bibliographie, colloques et interventions, les themes d'histoire maritime comme la traite-havraise, passion-Clipperton, Havre-America et un lien avec le CHRH  sur son site : claude-jacqueline-briot.com
 

 
 

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